Naturellement 47

Maison du pruneau

100 ans de tonus

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Christine Messines-Cadreils fait un clin d’œil à son premier métier, ingénieur-chimiste, en mettant dans des « éprouvettes » des substances à base de pruneaux. Elle a aussi développé la visite personnalisée de son musée familial : vidéo retraçant la ferme, découverte de la production… La Maison vous accueille également dans son nouveau snack – salon de thé le midi en été. — Département 47 – Xavier Chambelland

La Maison du pruneau à Lafitte‑sur‑Lot vient de fêter ses 100 ans. Une longévité sans mystère puisque la famille Messines allie depuis toujours tradition et innovation. Ce savant dosage, administré de la prune au pruneau, permet au produit emblématique du terroir lot‑et‑garonnais de conserver ses valeurs nutritionnelles et ses saveurs de fruits frais. En s’adaptant aux envies et aux goûts des consommateurs, la gamme n’en finit pas de se développer…

Quatre générations ont naturellement forgé une histoire familiale et enraciné au cœur du Lot‑et‑Garonne une entreprise non délocalisable. Tout commence, au siècle dernier avec Monsieur Goirand, courtier en prune, dont la fille épousera Olivier Messines. Leur fils, Jean‑Marcel, pruniculteur sur 15 hectares, veut voler de ses propres ailes. Il crée donc son affaire de transformation, de conditionnement et de vente directe du pruneau au naturel et de spécialités. La Maison du pruneau est née. Lorsqu’il décède en 2007, sa fille Christine Messines‑Cadreils assure la succession. Cette ingénieur‑chimiste plus habituée à la plasturgie qu’à la prune est une femme de caractère pleine de tonus. Elle s’occupera alors de la transformation des pruneaux et son mari, Patrick Cadreils, des quelque 4 000 pruniers du verger.


Le début d'une aventure


Commence alors à s’écrire la deuxième vie de la Maison avec, pour ambition, de conserver la qualité qui lui a conféré ses lettres de noblesse. Les méthodes de taille traditionnelle sont perpétuées pour obtenir une structure parfaite du prunier. Ses fruits peuvent ainsi se gorger de soleil, être sucrés et vitaminés. Si l’évolution des pratiques culturales et des techniques de ramassage ont évolué au fil des époques, chez les Messines, une même règle s’applique toujours. « La mécanisation s’adapte à la qualité et à la maturité du pruneau et non l’inverse. Nous entendons conserver l’onctuosité de cet or noir, produit roi du département. »


Cependant, une fois la récolte faite, l’innovation et l’imagination entrent en jeu. Le père de Christine a créé en 1976 le Pruneau à l’Armagnac et sa mère a lancé le Prun’choco. À elle, « l’héritière », de concocter de nouveaux produits comme la pulpe de pruneaux sans sucre ajouté, le pétillant aux pruneaux sans alcool qui peut être mélangé avec de l’eau de vie de prune d’ente « maison » vieillie en fût de chêne... Et, comme derrière la chef d’entreprise, la chimiste veille toujours, Christine vient de faire un clin d’œil à son ancien métier en disposant dans des éprouvettes - bocaux très allongés - une gamme de pruneaux au Cointreau, rhum, whisky… Elle garde cette assiduité à prouver que le savoir‑faire paysan n’est pas un mot du passé.


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