« Dans le département, 4 259 places d’hébergement permanent sont proposées aux personnes âgées dépendantes en Ehpad auxquels le Conseil général verse une dotation globale nommée APA (Allocation personnalisée d’autonomie). Il prend également en charge le prix de journée hébergement pour les personnes admises à l’aide sociale. Une solution alliant liberté et sécurité », précise Jean-Luc Barbe, vice‑président en charge de l’action sociale. Pour illustration, l’Ehpad public Les Terrasses à Puymirol qui offre un confort appréciable : chambres, salle à manger, animations, pôle de soins, salons… Les 68 chambres (dont 6 doubles pour les couples) sont personnalisables pour conserver les repères antérieurs.
La structure propose aussi des lits d’hébergement temporaire, étape importante avant de quitter définitivement la maison, pour soulager les aidants familiaux ayant besoin de « souffler » un peu ou pour se reposer à la suite d’une hospitalisation. L’unité protégée des Terrasses accueille quant à elle 15 personnes ayant des troubles du comportement. Des soignants sont spécialement détachés à cette unité « plus sécurisée, plus familiale ». Médicalisé, l’Ehpad permet également d’accueillir des personnes âgées plus dépendantes, grâce à une équipe pluridisciplinaire qualifiée. Lieu de vie et de soins (présence de soignants la nuit), il bénéficie d’un réseau gériatrique intéressant : convention de direction commune avec le Centre hospitalier d’Agen, conventions avec différents intervenants (équipes mobiles douleur, gérontopsychiatrie...).
Visite des enfants du centre de loisirs, concours de belote avec le club des aînés du village, rencontre des familles avec leurs parents ou inversement accueil chez elles… font de l’Ehpad un lieu convivial et ouvert. « La famille est considérée comme un partenaire de soins car elle contribue à mieux connaître le résident. Le suivi peut ainsi être personnalisé et adapté. Il tient aussi compte des désirs de la personne accueillie », précise Françoise Testut, responsable de l’établissement.
Les personnes encore autonomes bénéficient des services de 8 Marpa. Comme pour les Ehpad, le Conseil général prend en charge les frais de séjours des personnes admises à l’aide sociale. Pour exemple la Marpa du Clocher de Sérignac‑sur‑Garonne, gérée par le Centre communal d’action sociale (CCAS) présidé par le maire. Chacun des appartements est construit de plain‑pied avec une entrée privative qui conforte le sentiment d’indépendance du résident. Il est comme chez lui, cuisine, reçoit, sort comme il l’entend. Il aménage même son intérieur avec ses propres meubles. Il conserve donc tous ses repères et les animaux domestiques sont autorisés. Les 18 logements pouvant accueillir des couples s’apparentent à une structure familiale « dans le respect des spécifications de chacun et l’assurance de leur sécurité », selon Laetitia Duplan, responsable de la résidence.


