Employés plus rapidement opérationnels, qui s’adaptent mieux au monde du travail... voici comment sont qualifiés les jeunes apprentis fraîchement diplômés lorsqu’ils débutent leur activité professionnelle. Pour l’apprenti, le recours à la formation en alternance (50 % consacré à la théorie en CFA et 50 % consacré à la pratique en entreprise) est également le moyen de financer ses études. Sans compter, qu’une fois le diplôme en poche, il est plus facile pour l’apprenti de trouver un emploi car ce dernier est déjà formé au métier qu’il va exercer.
Dans notre département, 80 % des apprentis formés dans un CFA trouvent un travail, soit chez l’employeur qui les a formés, soit chez un autre. Un constat qui pourrait laisser penser que la formation en alternance fait salle comble et qu’elle ne peut satisfaire toutes les demandes d’inscription ! La réalité est différente.
Préparer l'avenir
Certes, le CFA de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Lot-et-Garonne, avec ses 756 apprentis, a vu son effectif augmenter de 6,63 % entre 2014 et 2015, alors qu’au niveau national la hausse n’enregistre que 3 %. Philippe Bazzoli, président de la Chambre consulaire, ne se contente pas de cette embellie, car trop de places d’apprentis restent encore vacantes.
« C’est autant dommageable pour nos jeunes, qui pourraient apprendre un métier où les perspectives d’emplois sont réelles, que pour nos artisans et entrepreneurs qui ne demandent qu’à transmettre leurs savoirs et à former la relève », explique‑t‑il.
Hôtellerie, restauration, coiffure, carrosserie, mécanique, chaudronnerie... tous ces secteurs d’activité font appel à des apprentis et offriront toujours des possibilités de recrutement car il y aura toujours des hôtels, des restaurants, des salons de coiffure, des garages et qu’il faudra toujours du personnel qualifié pour les faire tourner ! À bon entendeur...