Véritable « jardin de la France », le Lot-et-Garonne est reconnu pour la diversité et la qualité de ses productions agricoles. Il peut désormais compter sur cette spécificité bio pour promouvoir son agriculture. « Apparue dans les années 1960 en Lot-et-Garonne, dans une période où le mode de production était plutôt intensif, l’agriculture bio s’est rapidement structurée et tous les acteurs de la filière ont su tirer profit des savoir-faire locaux diversifiés, des sols et du climat », souligne Sophie Gargowitsch, vice-présidente du Conseil départemental en charge du Développement durable.
Des objectifs atteints
Ainsi, alors qu’en 2008, le Lot-et-Garonne comptait 8 558 hectares de surfaces agricoles engagées en bio (pour 300 exploitants), aujourd’hui, ce sont 18 159 hectares bio, répartis en 578 exploitants. Cette surface bio représente 6,4 % des terres agricoles, permettant ainsi d’atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’Environnement et d’obtenir le label Territoire Bio Engagé remis par l’association Arbio Aquitaine au Conseil départemental.
Du bio, de la ferme à l'assiette
Installés au sein du Gaec des Flots blancs à Mézin depuis 2010, les frères Chapolard, Julien et Romain, se réjouissent de cette évolution et de l’obtention de ce label, les confortant dans le pari audacieux qu’ils ont décidé de relever. «Nous souhaitions nous défaire de la filière lait traditionnelle, confrontée à des crises régulières. En s’orientant vers le bio, nous avons fait le choix d’un secteur moins concurrentiel et plus rémunérateur. » Les jeunes frères ont également développé la vente directe, présageant à juste titre que le concept « de la ferme à l’assiette » serait apprécié par les consommateurs. En effet, le bio répond à une demande de plus en plus croissante de clients soucieux d’un mode de production des aliments plus respectueux de l’environnement...
Distribuer local
Conscient de ces enjeux, l’industrie agro-alimentaire a également été pionnière, en prenant très tôt le virage du bio. Avec plus de 100 transformateurs bio et 40 distributeurs bio, le Lot-et-Garonne occupe une place importante dans la grande région. Matthieu Lecoq, directeur de l’usine Danival à Andiran où sont transformés des produits bio depuis plus de 25 ans, accueille également l’obtention du label bio comme un encouragement à amplifier la dynamique. «Nous voulons créer de nouveaux partenariats avec les producteurs locaux, permettant de planifier les volumes et de garantir les prix », conclut- il. Et ainsi développer des circuits courts, qui sont de réelles opportunités pour accroître les chiffres d’affaires de l’agriculture et de l’agroalimentaire !


