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Circuits courts

Légumerie Végécroc, toujours plus de produits locaux !

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La Légumérie Végécroc sort de terre à l’Agropole à Estillac, la technopole référence en matière d’industrie agroalimentaire au niveau national ! © Thierry Breton

À Estillac, le site de production de la future légumerie Végécroc est en construction. Un projet qui nécessitera un investissement de 30 millions d’euros d’ici 2019 et qui conduira à la création de quelque 120 emplois. Cette nouvelle installation atteste de la dynamique économique propre au Lot‑et‑Garonne qui voit son industrie agroalimentaire s’étoffer sans cesse !

Alors que l’agroalimentaire recule en matière d’investissements et de marges, de l’ordre de 20 % au niveau national, Yann Maus, fondateur du groupe Gozoki, a décidé de créer une nouvelle activité sur le site de l’Agropole : Végécroc. Pour lui, ce projet s’inscrit dans une politique volontariste « répondant à l’évolution des consommateurs qui demandent des plats cuisinés plus qualitatifs et plus de végétal ». Pour cet homme d’affaires amoureux du terroir, il était difficilement imaginable « de travailler des légumes frais loin du pays de production qu’est le Lot‑et‑Garonne ! ».


Ce sont donc entre 15 000 et 23 000 tonnes de matière première « peut-être plus » qui seront transformées tous les ans. Le travail de Végécroc sera de réaliser une première transformation de légumes frais et de qualité, produits « version circuits courts » au plus près du site. Il s’agit d’approvisionner les sites du groupe dont les volumes de production sont en augmentation constante et qui pourront ainsi réduire leurs approvisionnements réalisés aujourd’hui hors de l’Union européenne.


30 % de l’activité sera également consacrée à la production d’une gamme « végétarien » et encore une gamme « bio ». Elles seront directement commercialisées par Gozoki auprès de la GMS ("Grande et moyenne surface" : Leclerc, Casino, Système U, Carrefour, Auchan). Un partenariat sera conclu avec les entreprises du groupe de Yann Maus afin de bénéficier de leur force de vente et de leur réseau de distribution. La légumerie créera à terme 120 emplois « auxquels il faudra ajouter 55 emplois supplémentaires pour le siège social du groupe Gozoki, le centre de recherche et de développement, le centre de formation ainsi qu’un magasin d’usine et de démonstration ».


L’enjeu majeur a été de trouver des soutiens pour réaliser les premiers investissements de près de 16,6 millions d'euros. Pour Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, ce projet s’est fait « au bon moment et au bon endroit ». La Région (1,09 millions d'euros), l’Europe (477 000 euros) et le Département (300 000 euros) ont soutenu ce projet qui va faciliter l’approvisionnement en légumes locaux.


Le groupe Gozoki D'où viennent les produits ?