Alors que l’agroalimentaire recule
en matière d’investissements et
de marges, de l’ordre de 20 % au
niveau national, Yann Maus, fondateur
du groupe Gozoki, a
décidé de créer une nouvelle activité sur
le site de l’Agropole : Végécroc. Pour
lui, ce projet s’inscrit dans une politique
volontariste « répondant à l’évolution
des consommateurs qui demandent des
plats cuisinés plus qualitatifs et plus de
végétal ». Pour cet homme d’affaires
amoureux du terroir, il était difficilement
imaginable « de travailler des légumes
frais loin du pays de production qu’est le
Lot‑et‑Garonne ! ».
Ce sont donc entre 15 000 et 23 000 tonnes
de matière première « peut-être plus »
qui seront transformées tous les ans. Le
travail de Végécroc sera de réaliser une
première transformation de légumes frais
et de qualité, produits « version circuits
courts » au plus près du site. Il s’agit
d’approvisionner les sites du groupe
dont les volumes de production sont en
augmentation constante et qui pourront
ainsi réduire leurs approvisionnements
réalisés aujourd’hui hors de l’Union
européenne.
30 % de l’activité sera également
consacrée à la production d’une gamme
« végétarien » et encore une gamme
« bio ». Elles seront directement
commercialisées par Gozoki auprès de
la GMS ("Grande et moyenne surface" :
Leclerc, Casino, Système U, Carrefour,
Auchan). Un partenariat sera conclu
avec les entreprises du groupe de Yann
Maus afin de bénéficier de leur force de
vente et de leur réseau de distribution.
La légumerie créera à terme 120 emplois
« auxquels il faudra ajouter 55 emplois
supplémentaires pour le siège social du
groupe Gozoki, le centre de recherche et
de développement, le centre de formation
ainsi qu’un magasin d’usine et de
démonstration ».
L’enjeu majeur a été de trouver des
soutiens pour réaliser les premiers
investissements de près de 16,6 millions d'euros.
Pour Alain Rousset, président du Conseil
régional de Nouvelle-Aquitaine, ce
projet s’est fait « au bon moment et au
bon endroit ». La Région (1,09 millions d'euros),
l’Europe (477 000 euros) et le Département
(300 000 euros) ont soutenu ce projet qui va
faciliter l’approvisionnement en légumes
locaux.
Le groupe Gozoki
D'où viennent les produits ?