Naturellement 47

Pomme de terre fraîche

Du champ à l'assiette !

IMG_0119tt.jpg
Les pommes de terre travaillées dans les restaurants scolaires des cantines de Lot-et-Garonne sont produites en Lot-et-Garonne. Nicolas Chabrerie de Puch-d’Agenais fournit l’entreprise de Benoît Chiambretto, Sud Ouest Légumerie Emballage à Villefranche-du-Queyran, qui lave, découpe, conditionne et livre les pommes de terre fraîches, prêtes à la consommation !

La pomme de terre est le légume préféré des Français. Normal, elle se prête à de nombreuses recettes gourmandes ! En purée, en frites, en gratin… le tubercule séduit grands et petits. Depuis janvier 2018, la « patate » 100 % lot‑et‑garonnaise a fait son entrée dans les restaurants des collèges. Elle pousse à Puch‑d’Agenais et est conditionnée à seulement cinq kilomètres des champs à Villefranche-du-Queyran, avant d’être expédiée dans les établissements. Circuit très court pour une fraîcheur au top !

« Nous sommes un groupe d’artisans de la terre ». Voilà comment se définit Benoît Chiambretto. Si l’entreprise familiale, Sud Ouest Légumerie Emballage, existe depuis 8 années à Villefranche-du-Queyran, il l’a reprise il y a 3 ans. Nouvel axe, nouvelle politique… ses choix vont en direction des circuits courts (voire très courts) et du développement d’une entreprise verte. Aussi, il s’approvisionne uniquement en pommes de terre lot-et-garonnaises. « Les champs sont situés à 5 km de mon usine de production. Les légumes sont ramassés, conditionnés et distribués dans les collèges en un temps record ! ». Les collégiens consomment donc des pommes de terre « hyper fraîches ! ».


100 % des « patates » utilisés proviennent de l’exploitation de Nicolas Chabrerie à Puch-d’Agenais. Une diversification réussie pour ce producteur de céréales et de tabac ! « L’année dernière, j’ai décidé de changer de culture et j’ai choisi les pommes de terre ». Aujourd’hui, sa production est de 250 tonnes qu’il réserve à Benoît Chiambretto. Ils travaillent aussi ensemble « en collaboration étroite ». D’ailleurs, depuis la mi-mars, la mise en culture des champs a débuté. Plusieurs variétés ont été plantées car elles ont toutes une spécificité propre. La Carrera ou la Mona Lisa ont, par exemple, une utilisation mixte ou polyvalente. Elles peuvent devenir purée ou frites ou encore être cuites à la vapeur. C’est, au plus tard, en septembre que Nicolas Chabrerie ramassera ses derniers tubercules de la saison. Mais au fur et à mesure de la récolte, il fournit Benoît Chiambretto.


Aussi, toute l’année, ce dernier propose huit gammes de produits : pommes de terre entières, grenaille, en lamelles, potatoes, et trois calibres de frites différents. Les chefs cuisiniers des collèges les choisissent en fonction du plat qu’ils veulent réaliser. Par exemple, Philippe Granet, chef de Joseph- Kessel à Monflanquin, prend régulièrement des pommes de terre en lamelles pour en faire des gratins. Il explique que ce conditionnement, sous vide, de produits frais, a de nombreux avantages. « Nous n’avons pas à les nettoyer, il n’y a donc pas de perte d’eau. Nous ne les épluchons pas, alors nous gagnons du temps… ». En effet, Benoît Chiambretto se charge de nettoyer les pommes de terre, juste sorties de… terre, de les éplucher, de les couper et de les conditionner. Il livre alors aux collèges des sachets de 3 kg. Du champ à l’assiette, le circuit de la pomme de terre est réellement très court !



Parole à Benoît Chiambretto, Gérant de Sud Ouest Légumerie Emballage


Sud Ouest Légumerie Emballage existe depuis plusieurs années à Villefranche-du-Queyran. Depuis que vous avez repris la société familiale, vous développez une nouvelle politique. Pouvez-vous nous l’expliquer ?


Je m’intéresse plus particulièrement aux circuits courts, voire très courts. L’exploitation de Nicolas Chabrerie, qui est mon fournisseur de pommes de terre, est à 5 km de mon usine de production. On ne peut pas faire plus proche. Nous travaillons ainsi main dans la main et à flux tendus. Je suis capable de répondre très rapidement aux commandes de mes clients et notamment des chefs cuisiniers, de plus en plus friands de produits locaux ultra-frais.


Vous dites régulièrement que votre entreprise est une entreprise verte. Cela signifie quoi ?


Tout d’abord, elle est « verte » car je veille à réduire au maximum les trajets de mes produits, du champ à l’usine et de l’usine aux restaurants collectifs. Les process de production et de livraison sont donc courts. Ensuite, je souhaite construire un nouveau bâtiment de stockage et de conditionnement équipé de photovoltaïque. Il produira de l’énergie verte grâce à la méthanisation des déchets et en particulier des épluchures de pommes de terre.


Animations dans les collèges : explique-moi ce que je mange ? Le Département s'engage... Le chiffre