Groupe de la majorité
Lors de la dernière session du Conseil général, la droite départementale s’est obstinée à stigmatiser notre jeunesse.
Ainsi, l’opposition a considéré avec mépris la Garantie jeunes mise en place sur notre département. En assimilant cette mesure à du « gavage de prestations sociales et d’emplois publics », en nous accusant d’apprendre à notre jeunesse à plus « tendre la main » « qu’à apprendre », les élus de droite ont montré le mépris qu’ils pouvaient avoir envers nos jeunes et surtout pour les plus défavorisés d’entre eux.
En réduisant cette mesure à de l’assistanat, la droite départementale démontre encore une fois son ignorance des dispositifs mis en place pour les jeunes et pour les entreprises afin de relancer l’activité et l’emploi. Au lieu de stigmatiser, les élus de droite gagneraient à travailler leurs dossiers.
La Garantie jeunes est un contrat gagnant‑gagnant où le bénéficiaire s’engage à s’investir pleinement, à suivre un accompagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelles, ainsi qu’à déclarer chaque mois ses ressources d’activité.
Aussi, nous désapprouvons et condamnons la posture idéologique de l’opposition qui comme elle l’avait déjà fait lors du vote du budget a préféré fuir le débat et a quitté hémicycle. Ce départ est en vérité un mauvais coup politique et médiatique, préparé à l’avance, puisqu’un communiqué de presse avait été envoyé en amont aux journalistes.
Elle est aussi l’expression d’un double discours, qui consiste à condamner dans l’hémicycle des mesures départementales ou nationales tout en tentant de s’en approprier le bénéfice sur le terrain. Comment expliquer que des conseillers généraux d’opposition soutiennent globalement la Garantie jeunes lors des conseils d’administration des missions locales dont ils sont membres et la fustigent quelques jours plus tard au sein de l’hémicycle ?
Contact de la majorité départementale
Groupe de l'opposition
Dans un débat démocratique, l’opposition doit être respectée.
Des écarts de langage inadmissibles ont émaillé notre dernière session budgétaire. Un élu de la majorité s’est permis de faire un parallèle scandaleux entre les positions défendues par l’opposition et les idées « pas très saines » de l’extrême droite. Blessés dans leurs convictions républicaines et démocratiques, les élus de l’opposition ont quitté l’hémicycle. Mais cet incident ne doit pas occulter le fond du débat qui a opposé la droite et la gauche départementale.
Le fond du débat, c’est la « Garantie jeunes » créée par le gouvernement et que Pierre Camani veut expérimenter en Lot‑et‑Garonne. Elle consiste à donner une allocation de 433,75 € à des jeunes pour les aider à trouver un emploi. Les élus de l’opposition se sont opposés à cette mesure, non pas parce qu’ils sont contre la jeunesse comme veut le faire croire la majorité, mais parce qu’ils pensent qu’elle mérite mieux. Mieux qu’une simple prestation sociale qui a pour seul objectif d’en faire une clientèle électorale. Mieux qu’un simple effet d’annonce, qui occulte sans gêne le travail exceptionnel que réalisent déjà les missions locales et les structures d’insertion.
L’engagement politique demande courage et humilité. Les élus de l’opposition ont toujours assumé leurs choix, leurs idées, leurs responsabilités. Contrairement à ce que dit Pierre Camani, ils ne mènent pas une opposition systématique à la majorité et avancent des propositions concrètes pour améliorer la vie des Lot‑et‑Garonnais. C’est pourquoi ils ont défendu leurs convictions dans ce débat ; ils ne méritaient pas à ce titre d’être caricaturés comme ils l’ont été.
N’en déplaise à la majorité, les élus de l’opposition ont voulu faire entendre une voix différente, qui détonne avec l’autocélébration permanente de Pierre Camani. Mais au Conseil général, penser différemment du Président est un crime de lèse‑majesté.

