En Lot‑et‑Garonne, des entreprises naissent, se développent et innovent. Le Conseil général doit être à leurs côtés.
Il est quasiment fini le temps où les entreprises travaillaient seules dans leur coin. Aujourd’hui, pour progresser et surtout être compétitives et en adéquation avec les attentes du marché et des consommateurs, elles doivent s’unir ou du moins partager leurs connaissances et leurs expériences. L’un des outils à leur disposition se nomme « cluster ».
Cluster, la mise en réseau des entreprises
« Les clusters donnent de la force à l’économie territoriale », affirme Jacques Bilirit, vice‑président du Conseil général en charge du Développement économique. La grappe d’entreprises Demain (Développement de matériaux innovants agrosourcés) est à ce jour l’un des quatre clusters soutenu par le Conseil général. Il privilégie l’économie circulaire et concentre les savoir‑faire épars du territoire sur une thématique. Il fait émerger de nouveaux projets et favorise des actions collectives de recherche et développement entre les mondes agricole, sylvicole et industriel. « Son approche est intelligente et collaborative. Du gagnant‑gagnant pour les hommes et la planète », explique sa présidente Élisabeth Rey.
1er appel à projets Cluster 47
Demain est dédié à l’union verte du chanvre et du bois de peuplier, deux agroressources départementales, appelées à devenir les matériaux stars des entreprises innovantes du Lot‑et‑Garonne. « En favorisant les échanges entre propriétaires récoltants et industriels de la transformation, l’ambition du cluster est de trouver de nouveaux débouchés aux uns en co‑développant de nouveaux matériaux et produits avec les autres. Le chanvre, tout en amendant les sols pour les cultures vivrières, est une plante entièrement valorisable. Outre la graine et l’huile, la fibre longue ou courte trouve des applications dans le bâtiment (en projection avec de la chaux) comme renfort en plasturgie (matériaux composites). Elle peut se décliner en isolants nouvelle génération en se mariant à d’autres ressources naturelles comme la fibre de peuplier ou le liège », précise Élisabeth Rey.
Ce réseau lot‑et‑garonnais « élargi » regroupe des compétences diverses (une quinzaine de métiers). Il s’appuie aussi sur celles de centres de recherche et d’organismes de formation d’Aquitaine. Il adosse également ses projets à plusieurs pôles de compétitivité. Sa présidente rêve déjà, pour ses adhérents, d’un « FabLab », atelier dans lequel l’échange, la mise en commun d’idées et de ressources permettraient de mettre en forme des concepts innovants et de réaliser maquettes et démonstrateurs. Un challenge pour cette battante en mouvement perpétuel également responsable de la filiale Sud‑Ouest de Cresilas à Samazan.
Ce site fait partie des quatre implantations françaises de Cresilas. Depuis vingt ans, le groupe de petite taille est spécialisé dans la fabrication de maquettes, de pièces prototypes et tous types d’objets pour l’automobile, l’aéronautique, l’électroménager ou la cosmétique. Cresilas Sud‑Ouest a quant à lui investi un marché de niche avec la fabrication de pièces qualifiées aéronautiques de petites séries. Le côté personnalisable de la « construction additive » ou impression 3D séduit de plus en plus. Il permet de réelles économies de matières et utilise de nouveaux matériaux : sucre, cellules souches, métal, béton… La liste s’allonge de jour en jour.
Aussi, Élisabeth Rey, adepte de nouveaux matériaux recyclables et de modes de construction moins consommateurs d’énergies, « imprime » cent idées à l’heure pour modéliser les objets confiés par de grands groupes industriels français, des PME, des bureaux d’études, des architectes, des artistes ou des particuliers.

