Économie

Aéro maintenance Aquitaine – Ama

Peindre le ciel…

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Un bâtiment de 2 800 m² permet de peindre des pièces d’avions et même des Airbus A 320.

Le récent développement d’activité d’Aéro maintenance Aquitaine (Ama) a conduit l’entreprise à agrandir ses locaux, inaugurés le 8 novembre dernier. Pour l’occasion, de nombreuses personnalités locales* et les représentants de Safran Aircelle (l’un des principaux partenaires d’Ama) étaient présents sur le site de l’aéroport d’Agen la Garenne. Spécialisée en peinture aéronautique, Ama est une entreprise innovante de 15 salariés qui affiche en 2013 un chiffre d’affaires d’environ 1 million d’euros.

L’implantation d’Ama, entreprise tournée vers l’aéronautique, sur l’aéroport d’Agen n’est pas un hasard, aussi heureux soit‑il ! En effet, comme le souligne Robert Wasilewski, fondateur et président de la société, « le lieu dispose de toutes les infrastructures nécessaires pour recevoir des avions à peindre. De plus, Agen est situé sur le circuit logistique d’acheminement des capots moteurs Rolls Royce qui transitent de Bordeaux à Colomiers. En s’implantant en Lot‑et‑Garonne, Ama jouit d’une position stratégique. C’est un atout majeur ! ».


Spécialisée en peinture pour les avions, fournie par un donneur d’ordre dans le cadre d’un accord de confidentialité, Ama est positionnée sur un secteur très pointu : le revêtement avionique. Ce dernier a un impact sur l’aérodynamisme des engins mais aussi sur leur poids, deux éléments qui jouent directement sur la consommation de carburant. De plus, le brillant de la peinture doit durer dans le temps, malgré les attaques des UV et les agressions chimiques telles que le dégivrant avion.


Afin d’exercer au mieux ses activités, Ama dispose de locaux adaptés. 2 800 m2 sont équipés en cabines de peinture avion. Elle a ainsi pu accueillir en septembre 2012 son premier Airbus A 320, avion qui sortait des chaînes d’EADS à Toulouse. Depuis, la société a été certifiée EN 9100 et ISO 9001 pour peindre des capots de nacelle de réacteurs Airbus, pour le compte de Safran Aircelle. Les capots produits, par Rolls Royce, sont ensuite montés sur des avions Airbus dans la capitale midi‑pyrénéenne.


Afin de développer ce pan d’activité spécifique, qui demandait de cloisonner le hangar principal pour limiter les flux d’air et de chauffage, Ama a mis en œuvre un nouvel équipement dimensionné pour les pièces d’avion à proximité de son hangar principal. Ce sont plus de 200 m2 de cabines de peinture qui ont été équipés avec une alimentation autonome, pour un investissement matériel de 780 000 € et immobilier de 120 000 €.


À l’origine, ce sont plus de 2 millions d’euros qui ont été investis par Immo CCI, filiale immobilière de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale (CCIT) pour disposer d’un bâtiment principal adapté à la mise en œuvre des revêtements pour les avions. Le Conseil général a participé avec une contribution de 142 000 € en 2007. En parallèle, le Syndicat mixte pour l’aérodrome départemental (Smad) a autorisé la réalisation d’un nouvel accès direct pour les pièces volumineuses à peindre à proximité immédiate des nouvelles cabines de peinture.


Et pour 2014 ? « Un développement industriel sur des pièces détachées d’aéronef de différents centres de notre coopérant Safran ainsi que la peinture des avions d’affaires », confie Robert Wasilewski.


* Préfecture, Conseil général, CCIT 47, Agglomération d’Agen, Smad, Immo CCI.