C’est la saison de la truffe d’été ! Bien que moins parfumée que sa cousine noire d’hiver (Tuber Melanosporum), elle reste tout aussi appétissante et recherchée par les gastronomes. Pour ceux qui souhaitent la découvrir ou en acheter, des marchés dédiés sont programmés cet été. « Nous proposons, en partenariat avec les collectivités locales concernées et la Chambre d’agriculture, trois marchés aux truffes d’été (Tuber Aestivum) : le 19 juillet à 10 h à Monpezat‑d’Agenais, le 1er août à partir de 17 h à Puymirol et le 9 août dès 18 h à Penne‑d’Agenais », liste Guy Réthoré, trufficulteur à Lougratte.
600 producteurs en Lot-et-Garonne
Sous contrôle de l’Association des trufficulteurs du Lot‑et‑Garonne, tous ces marchés sont agréés. « Les truffes fraîches sont apportées par les producteurs. Elles sont vérifiées par des contrôleurs certifiés et classées en trois catégories : extra, 1re catégorie et 2e catégorie. Les acheteurs ont ainsi la garantie que le produit est de qualité. » Les truffes doivent avoir une odeur caractéristique, être dépourvues de parasites, et, après un coup de canif, montrer un intérieur ocre, signe de maturité. Toute truffe d’été blanche intérieurement, donc immature, est immédiatement rejetée.
600 producteurs sont recensés en Lot‑et‑Garonne dont 200 adhérents à l’Association des trufficulteurs 47. Ils se trouvent majoritairement dans le Néracais, à Prayssas, dans le Pays de Serres et sur les coteaux Nord‑Est du département. Depuis sa création, l’association s’est donnée pour mission de relancer la production sur le territoire. À la fin du siècle dernier, 50 tonnes y étaient produites par an. Aujourd’hui, la récolte se situe autour de 450 kg. « Il est nécessaire de planter des arbres pour permettre à la truffe d’être à nouveau présente. » Mais cette culture demande beaucoup de patience : environ une dizaine d’années, même si le planteur pourra déguster ses toutes premières truffes vers les six ans.
Soutien du département
« Le développement de la trufficulture peut être considéré comme un instrument de développement rural durable. Cette perspective économique et sociale contribue aussi à la motivation des nouveaux trufficulteurs. Cette production apparaît comme un moyen de diversification des exploitations et permet également de trouver une finalité à des parcelles non utilisées sur certaines exploitations destinées à la friche », explique Raymond Girardi, vice‑président du Conseil départemental en charge de l’agriculture.
Aussi, le Département soutient financièrement les agriculteurs souhaitant planter des arbres truffiers. En 2014, 3 500 plants ont ainsi pris racine. « Aujourd’hui, lorsqu’on plante un arbre truffier, le champignon est présent dans ses racines. Il peut donc se développer convenablement à condition que le terrain le permette. Des producteurs commencent à vivre de la truffe », explique Guy Réthoré.
En chiffres