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Le point en 4 questions / réponses

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Où vont les dépenses ?

Sur un budget de 531 millions d’euros en 2024, près de 100 millions d’euros étaient consacrés à l’investissement (routes, infrastructures, collèges…), la part restante étant dédiée au fonctionnement (éducation, jeunesse, aide aux territoires, agriculture, sapeurs-pompiers, tourisme, démographie médicale…) dont plus de 60 % pour les solidarités humaines (personnes âgées, personnes handicapées, petite enfance, famille…) et notamment les allocations de portée nationale (APA-Aide personnalisée d’autonomie, RSA-Revenu de solidarité active, PCHPrestation de compensation du handicap).
Au final, une fois toutes les dépenses dites « obligatoires » déduites, il reste sur le budget départemental une marge de manoeuvre de l’ordre de 10 millions d’euros seulement, soit un montant très en-deçà des 60 millions d’euros nécessaires pour équilibrer le budget 2025.

Quelles sont les recettes ?

Depuis plusieurs années maintenant, le Département ne perçoit plus d’impôts. Ses ressources ne sont donc pas dynamiques, mais elles sont volatiles, à l’exemple de la fraction de TVA ou des droits de mutation à titre onéreux (DMTO – part de recettes perçues sur les ventes immobilières) qui dépendent très directement du contexte économique. Ces recettes ont baissé de 10 millions d’euros sur la seule année 2024 par rapport aux prévisions initiales.

Pourquoi le Département doit-il baisser son budget de 60 millions d’euros ?

Ce niveau de baisse inédit dans l’histoire de la collectivité, de l’ordre de 12 % de so n budget annuel, est dû à l’effet ciseaux (hausse des dépenses obligatoires / baisse de recettes) auquel s’ajoutent les mesures imposées unilatéralement par l’État (10 millions d’euros en 2024) et désormais aussi la contribution au redressement des comptes publics de la nation décrétée par le gouvernement dans le cadre du Projet de loi de finances 2025. Ce dernier prévoyait dans sa version initiale une ponction de l’État sur le budget départemental de l’ordre de 16 millions d’euros, portant ainsi la « facture » de 44 à 60 mi llions d’euros (voir infographie ci-contre). Rien n'étant encore sûr à cette heure, la prudence commande de rester sur cette prévision de baisse de 60 millions d’euros.

Dans quel calendrier ?

Devant les rebondissements au plan national, la collectivité a été contrainte de décaler son calendrier budgétaire. Le débat d’orientations budgétaires aura lieu le 21 février pour un vote du budget le 21 mars. D’ici là, le travail se poursuit en commissions thématiques auxquelles la présidente a souhaité associer l’ensemble des groupes politiques de l’assemblée départementale.