Tribunes

Tribunes politiques

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Groupe de la majorité départementale


Le 17 juillet s’est réunie, à l’initiative du Chef de l’État, la première Conférence nationale des territoires (CNT). Pour le Lot‑et‑Garonne, mobilisé depuis plusieurs mois pour demander à l’État de s’engager dans un contrat de confiance renouvelé avec les collectivités, les attentes étaient particulièrement fortes. D’autant que l’annonce de 13 milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement des collectivités locales en cinq ans avait déjà suscité de vives inquiétudes.

Plus inquiétant encore, alors que le gouvernement s’était engagé à consulter les collectivités préalablement à toute décision qui les impacterait, les annonces au cours de l’été de la suppression de crédits aux communes ainsi que la quasi‑disparition des contrats aidés ont porté un coup sérieux à l’enthousiasme suscité par l’annonce de la mise en place de la CNT. Ces décisions, aussi brutales qu’injustes, impacteront principalement les territoires les plus fragiles et la ruralité en particulier.

Avec 300 M € de crédits annulés, principalement au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) et du Fonds de soutien à l’investissement local (FSIL), de nombreux projets portés par les collectivités locales devront être abandonnés faute de soutien de l’État. L’attaque portée aux dispositifs d’emplois aidés pénalisera quant à elle autant les collectivités et les associations que les bénéficiaires de ces contrats.

En animant un groupe de travail relatif aux difficultés financières des Départements à l’Assemblée des Départements de France (ADF), Pierre Camani a montré qu’il était plus que jamais déterminé à travailler avec l’État à l’établissement d’un nouveau pacte avec les collectivités. Notre majorité attend désormais de ce dernier qu’il garantisse à notre Département les moyens d’assurer les services de proximité essentiels qu’il rend à nos concitoyens.

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Groupe L’Avenir ensemble


+ 20 %. C’est l’ampleur de l’augmentation de la part départementale de la taxe foncière votée en juillet dernier par la majorité. Une hausse de la fiscalité qui s’ajoute à de nombreuses baisses, voire suppressions, de subventions aux associations et aux collectivités. Et inutile d’évoquer l’investissement du Département qui atteint un plus bas historique.

Nous avons refusé de voter ces mesures, parce que nous refusions de faire payer aux Lot‑et‑Garonnais la mauvaise gestion de la majorité socialiste et l’abandon de l’État. Car oui l’État est responsable de cette situation, lui qui a laissé progressivement les départements s’enfoncer financièrement, avec toujours plus de dépenses sociales et toujours moins de ressources pour les assumer. Et c’est sous un gouvernement socialiste, soutenu par le Président actuel du Conseil départemental, qu’on a le plus asphyxié nos collectivités.

Mais se contenter d’attaquer l’État serait trop simple. Comment comprendre alors que notre département ait été le seul à faire l’objet d’une procédure de mise sous tutelle cette année ? Tout simplement parce que la majorité socialiste n’a pas engagé assez tôt les économies nécessaires pour éviter cette situation. Le nombre de cadres administratifs a notamment doublé entre 2008 et 2017 au Département. Un exemple qui démontre que des marges de manœuvre existaient.

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Groupe La dynamique citoyenne


On nous avait promis une rentrée chaude. Même brûlante. Nous n’avons pas été déçus. L’arrêt brutal des contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE) réservés aux collectivités publiques et aux associations a mis le feu aux poudres. Une décision lourde de conséquences pour notre Département, déjà exsangue. Entre l’explosion des charges sociales, la diminution des dotations de l’État, l’augmentation forcée de la taxe foncière, on ne peut pas dire que le Lot‑et‑Garonne est, aujourd’hui, vraiment… aidé.

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