Groupe de la majorité départementale
Avec l’adoption en avril d’un budget en l’absence d’équilibre réel, nous avons réaffirmé avec fermeté notre refus de faire payer aux Lot-et-Garonnais la note du défaut de compensation par l’État des allocations de solidarité nationale. Avec près de 60 millions d’euros non compensés rien que pour l’année 2017, la responsabilité de l’État dans l’impasse budgétaire du Conseil départemental ne souffre d’aucune ambiguïté.
Pourtant, en saisissant la chambre régionale des comptes, l’État a fait le choix de nier sa responsabilité : alors même que la gestion du Département a été saluée par les experts indépendants ainsi que par la chambre régionale des comptes elle-même, cette dernière a été saisie par l’État pour se pencher sur le budget du Lot‑et‑Garonne.
Nous ne sommes pas dupes de ce procédé qui voudrait faire porter la responsabilité du déséquilibre budgétaire sur les épaules de notre collectivité, pour mieux justifier l’absence de réponse de l’État.
Cette bataille que nous menons au nom de l’intérêt des Lot‑et‑Garonnais dépasse largement les frontières de notre département. Il s’agit pour les départements pauvres, ruraux, d’exiger que leur dignité et leurs capacités d’action leur soient rendues. Non pas par charité, mais parce que la diversité des territoires est une richesse pour notre Pays et non un fardeau.
En prenant à l’échelle de la France la tête de ce combat des départements ruraux, nous souhaitons peser de toutes nos forces pour que l’État prenne enfin ses responsabilités en matière de financement des allocations de solidarité nationale. C’est à cette seule condition que les Départements en difficulté pourront de nouveau assurer pleinement leurs missions et demeurer utiles à nos concitoyens. Tel est le sens de ce combat dans lequel nous sommes pleinement engagés.
Groupe L’Avenir ensemble
Les conseillers départementaux de la droite et du centre alertent depuis des années sur la situation financière du Département. En avril dernier, notre président, Guillaume Lepers, avait relevé le caractère insincère du budget 2017 et mis en garde contre un risque de mise sous tutelle. En dépit des sarcasmes que ces alertes avaient provoqués, la situation démontre que nous avions malheureusement raison : il manque plus de 20 millions d’euros pour équilibrer notre budget et notre collectivité est au bord de la mise sous tutelle.
La responsabilité principale de cette situation incombe évidemment à l’État, qui a réduit ses dotations financières alors que les dépenses sociales des départements explosaient. Mais la responsabilité de la gauche départementale ne doit pas être oubliée. Comptant toujours sur la générosité de l’État, elle s’est refusée à appliquer les mesures qui s’imposaient : zéro recrutement, révision des régimes d’aide, réduction de 10 % des dépenses de fonctionnement de chaque direction, etc. Ces mesures n’auraient pas permis d’éviter la situation actuelle, mais elles auraient sans doute limité les dégâts.
Quelle que soit la cure d’austérité qui sera maintenant imposée à notre collectivité, nous prendrons nos responsabilités et défendrons le rôle essentiel du Département pour le territoire.
Groupe La dynamique citoyenne
Le combat continue. La lettre adressée, fin mai, au Président de la République Emmanuel Macron est une première étape. Il y en aura forcément d’autres. Il faut poursuivre le bras de fer engagé contre l’État. Avec courage et détermination. Pour entraîner derrière nous tous les autres départements en grave difficulté financière. Le Lot‑et‑Garonne doit être en quelque sorte précurseur en la matière et le porte‑drapeau de la ruralité. Cette ruralité qu’on assassine, aujourd’hui, sans vergogne. à bon entendeur…

