Dans un contexte énergétique international
sous tension, la piste de l’hydrogène comme
alternative aux énergies fossiles
est souvent mise en avant. Précurseur
dans de nombreux domaines, le Lot-et-
Garonne est à la pointe de la recherche sur
l’hydrogène grâce à l’association Hydrogène
Vallée à Tonneins, créée en 2020 par
l’industriel Gwenaël Bourdic.
Explication
«Depuis quelque temps,
nous sentons qu’il y a
beaucoup d’intérêt autour
de l’hydrogène mais aussi
beaucoup d’interrogations.
Fondée par des ingénieurs
curieux et passionnés, notre
association à but non-lucratif
travaille sur deux axes, la
sensibilisation du grand public
au vecteur Hydrogène à travers
l’organisation d’événements
en Nouvelle-Aquitaine, et
l'expérimentation via nos
projets pilotes », explique Robin
Mereu, 1ersalarié de l’association
Hydrogène Vallée. Hydrogène
Vallée est toujours en phase de
recherche et de développement
pour maîtriser cette nouvelle
énergie encore méconnue.
« C’est une bonne solution mais
elle n’est pas adaptée à toutes
les situations. L’hydrogène est
un vecteur énergétique, on
peut s’en servir pour déplacer
et stocker de l’énergie ! Si
l’hydrogène est au cœur du débat
dans le secteur de la mobilité,
nous avons fait le choix de
travailler sur un générateur
autonome d’électricité à partir
d’hydrogène, que nous appelons
Volte. En utilisant la technique
de l’électrolyse (on scinde la
particule de l’eau H2o pour
récupérer l’hydrogène et relâcher
l’oxygène dans l’air), cela peut
nous permettre de récupérer
les surplus des énergies
renouvelables sous forme
d’hydrogène et de le réutiliser à
notre bon vouloir. L’hydrogène
est stocké dans des bouteilles
sous forme de gaz qui nous
permettent ensuite de produire
de l’électricité hors réseau à
l’aide d’une pile à combustible.
Dans une valise légère et facile
à transporter, notre générateur
à une autonomie de 90 minutes
avec une de nos bouteilles
actuelles. Après l’éclairage de
la Tour Eiffel, nous sommes
les premiers en France à
avoir alimenté un éclairage à
l’hydrogène pour illuminer le
pont de Tonneins », ajoute Robin
Mereu.
Si le projet Volte est déjà bien
avancé, l’association lot-et-garonnaise
planche aussi sur
un prototype d’hydrolienne :
Coriolis. Celui-ci permettrait de
récupérer l’énergie produite par
les courants. « Le courant de
la Garonne étant assez faible,
nous avons mis au point une
pâle oscillo-battante semblable
à une nageoire de poissons pour
optimiser le rendement. Fixée
à l’arrière d’un bateau, elle est
capable de récupérer l’énergie du
linéaire pour pressuriser un gaz
et donc produire de l’énergie.
La question reste à savoir si
nous nous servons de Coriolis
pour mettre sous pression notre
hydrogène ou si nous produirons
plutôt une énergie (électricité ou
hydrogène) avec, tout dépendra
des usages. »
Les projets Coriolis et Volte
sont nés dans le FabLab de
l'association qui est un lieu
collaboratif où le partage
des connaissances et des
équipements est libre. C’est le
carrefour où des personnes qui
ont des idées, des projets se
retrouvent pour les développer.
Les anciens transmettent aux
plus jeunes et les plus jeunes
permettent aux moins jeunes de
découvrir les nouveautés.
C'est donc un échange gagnant
gagnant qui prépare le futur.
En parallèle, Hydrogène Vallée
sensibilise les plus jeunes
sur l’importance des énergies
renouvelables et leur formidable
potentiel dans lequel le Lot-et-
Garonne est déjà bien
engagé. D'ailleurs, de plus en
plus d’industriels dont un de
Fauillet sont intéressés par les
recherche de cette association.
En savoir plus : www.hydrogenevallee.org
Tek Art, concert électro à l’hydrogène