Bien que le judo soit un sport de combat, il ne tolère aucune violence physique et encore moins verbale. En pénétrant dans un dojo et en foulant un tatami, le judoka s’engage à respecter son adversaire. « Le judo est une méthode d’éducation physique qui, en s’appuyant sur le combat, contribue à l’amélioration de l’homme et de la société », souligne Georges Autefage, président du Comité départemental de judo. « En proposant un développement physique, moral et spirituel, ce sport permet aux judokas de s’épanouir en harmonie avec eux-mêmes et surtout avec les autres. Sa pratique en club favorise l’acquisition de compétences sociales indispensables à la vie en société. » Concorde, exemplarité, responsabilité, excellence, empathie, humanité, authenticité, tolérance, transmission, sagesse, respect… autant de valeurs transmises au fil des années.
Véritable sport éducatif
Le judo propose une approche progressive basée sur la connaissance de son corps, la souplesse et la coordination des mouvements. Art martial évoluant dans la haute sphère de l’olympisme depuis 1964, la discipline bien que très technique attire de plus en plus de personnes. Elle peut être pratiquée par les jeunes enfants comme par les adultes quels que soient l’âge et le niveau d’aptitude. Plusieurs générations sont souvent réunies dans le dojo et, grâce à un entraînement adapté, chacun peut s’épanouir pleinement.
La solidarité et l’acceptation de l’autre sont également deux notions importantes développées au sein des clubs. D’ailleurs, la Fédération française a créé la commission « Judo et Personnes handicapées ». « Les enseignants de judo reçoivent une formation spécifique. Tout est fait pour que chaque judoka pratique le sport pour le plaisir et sans danger », explique Georges Autefage. Autre démarche citoyenne : l’intégration à la vie d’un club de jeunes en difficulté. « En pratiquant tout au long de l’année le judo, ils peuvent accéder à la ceinture noire… C’est le rêve de tous les judokas. Mais au‑delà du symbole, ils sont mieux parés pour intégrer la vie professionnelle. »
Côté compétition
Dernièrement 25 jeunes judokas lot‑et‑garonnais ont participé à la Coupe de France minimes par équipes des départements à Villebon‑sur‑Yvette en Essonne. « Nous n’y allons pas pour gagner à tout prix. Je souhaite avant tout qu’ils s’expriment et qu’ils s’autoréalisent au sein d’un groupe. C’est une sacré expérience pour eux », se félicite le président du Comité 47. Autre raison de satisfaction : le nouveau dojo départemental en projet pour 2017 à Agen. « Il sera équipé de trois salles d’arts martiaux. Cet outil renforcera l’attrait pour le judo… ».
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