Solidarité

Moustique tigre

Soyez secs avec les moustiques

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Apparu dans le Sud‑Est de la France au début des années 2010, le moustique tigre continue de gagner du terrain. En 2012, il a franchi les frontières du Lot‑et‑Garonne pour s’y installer durablement. Les Lot‑et‑Garonnais doivent désormais apprendre à vivre avec ce « piqueur ». Chargé de suivre l’évolution de son implantation et de lutter contre sa prolifération, le Département ne peut éradiquer cette espèce, mais rappelle les gestes à suivre pour diminuer de 80 % sa présence à proximité des lieux de vie.

Le 1er août 2012, le Lot‑et‑Garonne a été classé en niveau 1 (sur une échelle allant de 0 à 5) du plan national anti‑dissémination de la dengue et du chikungunya. Cela signifie que l’implantation du moustique tigre – de son nom scientifique Aedes albopictus – est confirmée et que l’insecte est actif. Depuis, il ne cesse de coloniser le territoire et sa présence est effective sur 20 communes et détectée sur 10 autres.


Démoustication du littoral


Aujourd’hui, le moustique tigre fait partie du quotidien des Lot‑et‑Garonnais. « Son éradication totale est impossible, mais sa prolifération peut être contenue grâce notamment à l’adoption de gestes simples, à la portée de tous », précise Joël Hocquelet, conseiller départemental du canton de Marmande 1, en charge du dossier, et médecin de profession.


Pour rendre son action efficace, le Département travaille en étroite collaboration avec la Préfecture, l’Agence régionale de santé d’Aquitaine (ARS), les collectivités et les professionnels de santé. Il a aussi confié les opérations de suivi entomologique à l’Établissement public interdépartemental pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée). La structure dispose d’une expertise technique et scientifique spécifique. Elle les met en œuvre depuis 2004, date à laquelle elle a côtoyé pour la première fois le moustique à Menton. Depuis son apparition en France, l’Aedes Albopictus se déplace en suivant les grands axes routiers. « Il est adapté à l’environnement humain et se développe de préférence dans des zones périurbaines et urbaines très denses ; c’est pourquoi on le retrouve dans les principales villes du département », poursuit Joël Hocquelet.


L’EID Méditerranée repère les sites potentiellement à risque et installe des pièges pondoirs sentinelles. 491 pièges ont ainsi été déployés depuis 2014 sur 50 communes. Objectifs : connaître l’évolution de l’implantation du moustique et assurer une veille. Depuis juin, un site Internet est également à la disposition des Lot‑et‑Garonnais. L’information passe aussi par des référents. Ces personnes‑ressources sont pour l’instant des agents du Conseil départemental, désormais incollables sur le moustique.  


Des gestes simples pour éviter la prolifération Un site Internet dédié

Des agents des collectivités incollables sur le moustique tigre En chiffres