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Campagne de vaccination

Au plus près de nos aînés

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© Dept. 47 - Xavier Chambelland
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© Dept. 47 - Xavier Chambelland

Déjà en mars 2020, le Conseil départemental s’était largement impliqué dans l’achat et la distribution de masques aux professionnels en première ligne. Quasiment un an après, il réitère son engagement dans la lutte contre la Covid-19 en soutenant la campagne de vaccination nationale.En effet dès février, il s’est porté volontaire pour aider l’État et l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. Au programme : envoyer des équipes de santé départementales en zone rurale à la rencontre des personnes âgées de plus de 75 ans, en résidences seniors ou bien isolées.
Objectif : ne laisser aucun·e Lot-et-Garonnais·e en marge de cette campagne organisée dans les grands pôles de vaccination. Explications.

Vendredi 12 mars, le Vacci’Bus était stationné devant la salle des fêtes de Dondas. Pour ce jour 8 de la campagne de vaccination contre la Covid-19 en zones très rurales, 30 personnes âgées de 75 ans et plus ou présentant des comorbidités étaient attendues. Elles venaient des communes avoisinantes Engayrac et Saint-Martin-de-Beauville et bien évidemment de Dondas. Mauricette était l’une d’entre elles. « J’ai été surprise et contente quand on m’a dit que je pouvais me faire vacciner rapidement. Cela a été un vrai soulagement. Sinon, j’aurais dû me rendre à Agen. » Comme elle, 245 autres Lot-et-Garonnais·es ont été contacté·e·s pour recevoir la 1re dose de vaccin fourni par l’Hôpital Agen-Nérac (seul établissement du 47 possédant un super-congélateur) sous le contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS).

Cette première campagne s’est déroulée sur huit jours échelonnés sur quatre semaines, du 18 février au 12 mars. Au total, pour cette démarche expérimentale, une vingtaine de communes ont accueilli le Vacci’Bus. Il s’agit du Bus de l’autonomie de l’Union nationale de l’aide à domicile (Una 47) qui a été aménagé en mini-centre mobile de vaccination. Il s’est rendu dans les secteurs les plus éloignés des grands centres de vaccination, au profit des personnes âgées isolées de plus de 75 ans. Les communes ont été choisies en fonction de leur isolement, de leur faible démographie (moins de 300 habitants) et de leur proximité. Elles ont été regroupées en deux ou trois communes limitrophes afin d’optimiser la vaccination et de faciliter les déplacements des personnes vaccinées.

Mauricette n’a pas été choisie au hasard, elle non plus. Elle a été « ciblée » par l’ARS et proposée par la mairie de sa commune, les mairies ayant une connaissance fine du terrain et des besoins de leur population (basés sur la liste du plan canicule identifiant les personnes à risque isolées). Ensuite, c’est un agent du Département qui lui a fixé un rendez-vous. Comme elle ne pouvait pas se déplacer par ses propres moyens jusqu’au Vacci’Bus, elle a bénéficié du service de transport à la demande mis en place pour l’occasion. « Le temps du trajet, j’ai discuté avec le chauffeur. Cela a été un moment très agréable. J’aime bien discuter... », confie-t-elle. Puis, cette dame de 80 ans a été prise en charge par l’équipe mobile du Département. Une secrétaire l’a accueillie et elles ont rempli ensemble les documents administratifs. Quelques instants plus tard, elle a vu le médecin qui habituellement exerce en PMI (Protection maternelle et infantile), mais peut aussi être retraité. Il a vérifié l’absence de contre-indication. « J’étais là aussi pour répondre aux questions, pour lever les craintes face au vaccin, pour rassurer. » Mauricette, elle, n’a pas eu de doutes. Elle est convaincue que se faire vacciner est une bonne chose. « C’est très important ! Il faut le faire ». Sur ces paroles, elle a rejoint l’infirmière qui a réalisé l’injection. « Je ne suis pas douillette », a prévenu Mauricette en relevant sa manche. Avant d’être raccompagnée chez elle, elle est restée en compagnie de Léo, pompier volontaire du Sdis. « J’intervenais en cas d’une éventuelle réaction immédiate post-vaccinale », a-t-il expliqué en ne quittant pas des yeux Mauricette qui visiblement était contente de toute cette animation. Dans 4 semaines, elle recevra sa seconde injection de vaccin Pfizer toujours dans le Vacci’Bus.

À l'issue de cette expérimentation, un bilan sera effectué avec l'ARS et la préfecture afin de mesurer l’opportunité de poursuivre les déplacements du Vacci'Bus.

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Mais aussi…

Le Vacci’Bus n’est pas la seule initiative du Département en matière de vaccination. Dès la mi-février, en partenariat avec l’ARS et en collaboration avec les médecins retraités du territoire, il a proposé aux personnes âgées et en situation de handicap, résidentes des établissements dont il a la compétence (résidences autonomie et foyers-résidences) d’être vaccinés. Les vaccinations ont pu se faire au rythme des doses de vaccins disponibles et de la capacité des établissements à s’organiser. Au total, environ 1 500 Lot-et-Garonnais sont concernés pour cette première démarche.

La vaccination en bref