Une
initiative qui a séduit au-delà
de nos frontières, à tel point
que, cette année, le dispositif
a été étendu à toute la France
à la demande de la Secrétaire
d’État chargée des personnes
handicapées. Retour sur cette
journée riche en leçons et en
émotions !
Impossible de recueillir les impressions
des quelque 200 duos qui ont
participé au Duoday 2018 en Lot‑et‑Garonne… Pourtant, que ce soit du côté
des personnes en situation de handicap
ou valides, il est certain que chacun
aurait beaucoup à dire sur cette expérience
unique, qui permet de côtoyer un
univers qui n’est pas le sien. Déjà l’an
passé, Jérémy, qui travaille à l’Établissement
et service d’aide par le travail
(ESAT) à Pont-du-Casse, s’était porté
volontaire pour participer à cette opération.
Accueilli au Conseil départemental
par un mécanicien du parc routier,
Jérémy a pu se familiariser avec le milieu
de la mécanique, qu’il affectionne
particulièrement. « Grâce à cette première
expérience, je pourrai peut-être
un jour faire des stages dans un garage ». Explications du rôle des outils,
vidanges, petites réparations diverses
ont ainsi été au programme de cette
journée que Jérémy a partagée avec
Maxime, mécanicien. « _ Transmettre ses
savoirs à une personne désireuse d’apprendre
est toujours une expérience
enrichissante _», souligne ce dernier.
Importé d’Irlande en 2016, le Duoday a
été lancé en Lot‑et‑Garonne voilà trois ans
déjà, sous l’impulsion de l’ALGEEI (Association
laïque de gestion d’établissements
d’éducation et d’insertion), notamment
de sa présidente Danièle Bonadona,
et de l’ESAT Agnelis de Pont-du-Casse.
Dès la première édition, les organisateurs
ont arrêté un cadre structuré et réussi à
mobiliser de nombreuses entreprises, en encore Gifi, soit des grands noms lot‑et‑garonnais.
Même adhésion du côté des
administrations et associations. Tous saluent
la formule, qui permet de créer une
relation entre une personne valide et une
personne présentant un handicap, faisant
ainsi découvrir à cette dernière un métier
avec ses compétences, ses exigences et
démontrant à l’employeur que le travailleur
handicapé a des compétences, souvent
trop peu valorisées. Albert Einstein
disait : « Il est plus facile de désintégrer
un atome qu’un préjugé ». Slogan de
l’édition 2018 du Duoday, cette formule
est toujours d’actualité. Pourtant, recruter
une personne handicapée constitue
certes un investissement humain plus
important mais un bénéfice collectif.
Fort de ces retours partagés à tous les
étages du dispositif, Duoday a ainsi été
étendu cette année, à la demande de la
Secrétaire d’État chargée des personnes
handicapées, à tout le territoire national.
Encore une belle reconnaissance
d’une initiative qui a pris racine en Lot‑et‑Garonne et qui rayonne désormais
sur toute la France !
Le mot de Sophie Borderie
Le Département s'engage...