Solidaire(s) !

Aide à domicile

Encourager les bonnes pratiques

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Depuis 9 ans, Marie-Dominique intervient quasiment tous les jours chez Marie-Thérèse. Tâches ménagères et administratives, définies dans le plan d’aide personnalisé, rythment ses visites, mais pas seulement… Notre octogénaire qui vient d’être hospitalisée compte beaucoup sur « son bras droit » pour rompre la monotonie de ses journées.

Le soutien du Département aux services d’aide à domicile de Lot‑et‑Garonne est essentiel pour relever le défi de la lutte contre la perte d’autonomie, en matière de grand‑âge comme en matière de handicap. Un important travail a déjà été conduit par la collectivité au cours de la période 2010‑2015 pour harmoniser les pratiques et systèmes d’information de ces services. Aujourd’hui, le Département saisit l’opportunité offerte par le fonds national venant appuyer la mise en œuvre des dispositions de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Le secteur de l’aide à domicile représente 1 800 emplois directs sur notre territoire. Immersion dans le quotidien de celles et ceux qui permettent à des milliers de Lot‑et‑Garonnais de rester chez eux le plus longtemps possible.

Jeudi 7 septembre, 10 h, Astaffort : Marie‑Thérèse regarde Marie‑Dominique ranger les courses dans les placards et le frigo. « Je prends toujours les mêmes produits. Ma‑i‑T a ses habitudes », explique l’assistante de vie. « Je ne cuisine jamais ou je fais juste cuire un bout de viande », avoue Marie‑Thérèse. Les deux femmes se connaissent depuis 9 ans. Chacune s’appelle par un diminutif. Une réelle complicité les lie. Marie‑Thérèse attend toujours avec impatience la venue de son amie, son bras droit, sa conseillère… « Nous parlons beaucoup. Je lui montre mes courriers… » Marie‑Dominique s’occupe aussi des tâches ménagères, « d’aider à la petite toilette ». Mais avant tout, c’est sa présence que recherche l’octogénaire qui bénéficie de 26 heures d’Apa (Allocation personnalisée d’autonomie). Depuis qu’elle a été opérée (« c’est Marie‑Do qui a vu que quelque chose clochait sur ma tête »), notre mamie ne sort plus de chez elle, ou très peu. Elle évite les promenades, les courses. « Je tente de la sociabiliser… » Celle qui a choisi de quitter son emploi dans le commerce, il y a 10 ans, pour se reconvertir dans le social et l’aide à la personne, avoue que ce métier est parfois éprouvant. « Je m’occupe de six personnes et une majorité de personnes âgées*. Parfois, elles nous quittent… »

Heureusement, l’ADMR de Layrac dont elle dépend est à l’écoute. « Je peux m’épancher auprès des filles de la structure… » « Je ne vais pas te voir durant une semaine... », coupe Marie‑Thérèse. Marie‑Do explique qu’elle doit aussi prendre des vacances pour recharger les batteries et qu’une remplaçante prendra le relais. Ce duo, très complice, fonctionne bien. « Mes enfants et petits‑enfants sont loin. Heureusement que Marie‑Do est là… » Tout est dit sur l’importance de ces aides à domicile.

* L’ADMR et l’UNA interviennent aussi auprès de personnes momentanément privées de leur mobilité (accident, grossesse difficile…), auprès des familles où une carence éducative ou familiale a été repérée. Elles proposent également de nombreuses prestations comme la garde d’enfants à domicile pour les parents ayant des horaires atypiques, le transport accompagné…

Chiffres clés Le Département s'engage...