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JOURNÉES EUROPÉENNES DES MOULINS

Du vent, de l'eau, et des moulins...

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Moulin des 3 moulins, à Beaugas. Le moulin existait déjà au XVIIe siècle avec deux autres, aujourd’hui disparus. Il a bénéficié d’une importante restauration par ses propriétaires dans les années 1980. Moulin à vent ouvert les 19 et 20 mai (10h - 12h / 14h - 18h)

L’Association des amis des moulins 47 (Adam) organise les Journées européennes des moulins en Lot-et-Garonne. Le week-end des 19-20 mai, 10 moulins à eau et à vent sont donc ouverts gratuitement au public. Au programme notamment des visites guidées, des démonstrations, des expositions…

Savez-vous qu’en Lot-et-Garonne la densité des moulins au km2 est supérieure à celle du « pays des moulins », la Hollande ? Notre département compte 300 moulins à eau, 150 moulins à vent et une centaine de vestiges.


Des textes des Archives nationales datant des XIIe et XIIIe siècle attestent déjà de la présence de très nombreux moulins à eau. Souvent fortifiés au XIIIe siècle, ils possédaient des roues à aubes verticales. Ils ont généralement été reconstruits après la Renaissance pour y installer des rouets (roues horizontales) en puits « gascons », et pour y travailler la farine. Les Archives laissent aussi entrevoir l’existence de moulins à vent au XIIIe siècle, mais les moulins du Lot-et-Garonne sont généralement postérieurs au XVIe siècle.


Les moulins empruntent leur nom aux deux meules (pierres) qu’ils actionnent : l’une est appelée « dormante » et la seconde « volante » ou « tournante », car elle bouge grâce à l’énergie éolienne ou hydraulique. Leur fonction première était de concasser et réduire en farine n’importe quel type de grain de céréale. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, ils sont les seules « machines » capables d’opérer la première transformation des produits agricoles, mais aussi les seuls en capacité d’actionner foulons, martinets, scies à débiter… Ils font, en conséquence, l’objet d’une attention particulière des pouvoirs successifs : réglementations coutumières et royales, puis publiques… En raison d’une forte imposition sur le rendement des moulins, les propriétaires cessent peu à peu leur activité à la fin du XIXe siècle et « décapitent leurs outils » pour se soustraire aux impôts.


Aujourd’hui, certains moulins ont débuté une nouvelle vie : résidence principale ou secondaire… Ceux appartenant à des collectivités territoriales ont un usage touristique. Les plus puissants ont été transformés en micro-centrales hydroélectriques. Beaucoup sont en ruine, mais quelques-uns peuvent encore être sauvés par leurs propriétaires. Les moulins et barrages existants permettraient d’augmenter de 50 % la production hydroélectrique du département.


Les moulins en images Adam a 20 ans !