Naturellement 47

Circuits courts

Les bons produits de chez nous

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Philippe et son épouse cultivent du kiwi depuis 2009.

Alors que la saison du kiwi bat son plein, ce petit fruit hyper vitaminé a fait une entrée remarquée dans les restaurants collectifs des collèges publics en début d’année. Dégusté essentiellement en dessert, il accompagne pourtant parfaitement une volaille. D’ailleurs, il sera mis en avant au Salon de l’agriculture à Paris les 1er et 2 mars prochains aux côtés des poulets label rouge de Séquoïa de Coulx. Philippe Martin, producteur de kiwi vert bio à Fauillet, et Corinne Borde, l’animatrice de l’organisme garant de l’origine et de la qualité des viandes servies aux collégiens nous présentent leurs démarches.

Le kiwi bio de Philippe

Philippe Martin est incollable sur le kiwi. Il faut dire qu’il est producteur depuis 1983. « Je suis passé en bio en 2009 », ajoute‑t‑il, et l’information a en effet son importance. Cette mention lui a permis de postuler à l’appel d’offres concernant les fournitures en denrées alimentaire lancé par le Département en fin d’année. Désormais, depuis le 1er janvier, les chefs cuisiniers des collèges peuvent donc s’approvisionner en kiwi vert. Mais pas n’importe lequel ! Celui qui leur est proposé est né, a poussé et a muri à Fauillet, dans les vergers de Philippe. « Je ne désherbe pas sous les arbres, je n’utilise pas de traitement chimique, il n’y a pas d’apport chimique au niveau des nutriments. » Philippe respecte le cycle du fruit. « Quatre hectares sont en production et quatre autres devraient l’être d’ici 2 ans. » Au total, il récolte quelque 80 tonnes de fruits par an. Il écoule sa production en magasins bio, mais aussi dans les grandes surfaces. Il a désiré intégrer la restauration collective « pour démonter les idées reçues des collégiens ». Il avoue qu’il en avait assez d’entendre « C’est pas bon », « c’est ci, c’est là », « trop dur », « trop acide »… « Je connais parfaitement mon produit et je suis sûr de lui ! » explique‑t‑il. Il sait qu’il est juteux, goûteux, mûr à point, sucré comme il faut… D’ailleurs, il a déjà des retours positifs des chefs qui s’approvisionnent chez lui. « Les collégiens semblent satisfaits. C’est le but que je recherchais ! Ils y retournent… cela signifie que ça leur plaît ! » En un mois, il a déjà travaillé avec 10 collèges et fourni environ 600 kg de kiwis. Pour un démarrage, c’est tout à fait correct. Il reste 3 mois pour déguster ce fruit dont la production va de novembre à mai. Après, il sera trop tard…

Les poulets fermiers Label Rouge du Sud‑Ouest de Séquoïa


Quelques 200 éleveurs lot‑et‑garonnais respectent le cahier des charges Label Rouge de Séquoïa, organisme de défense et de gestion de l’origine et de la qualité des volailles. « Nos poulets sont tous certifiés fermiers et ont tous le Label Rouge*. Nos collégiens mangent donc des volailles de qualité et locales », précise Corinne Borde. La restauration collective des collèges publics s’approvisionne en effet auprès de Blason d’or. Cette entreprise de la région transforme et commercialise des poulets Label Rouge de notre département. « Nos poulets sont tous issus d’une souche ancienne très rustique. Ils peuvent être élevés longtemps car ils ont une croissance lente, contrairement aux souches classiques dites à croissance rapide : 35 jours d’élevage contre 81 jours minimum pour les nôtres. Contrairement aux poulets standards, ils passent la moitié de leur vie à l’extérieur. Notre cahier des charges précise à partir du 42e jour mais cela peut être plus longtemps si le climat le permet. » Ces poulets courent donc et cela s’en ressent lors de la dégustation. « Ils sont plus fermes, plus goûteux. La couleur de leur chair est aussi plus appétissante. » Une coloration due à la souche mais aussi à leur alimentation. « 80 % minimum de céréales locales, mais également du tournesol, du colza… » Des animaux qui mangent bien et qui respirent le bon air de la campagne… « Oui, c’est exactement ça ! Les parcs de nos éleveurs sont arborés. Le parcours doit posséder 30 arbres minimum. » Ce n’est pas que pour faire joli ! C’est aussi tout simplement pour le bien-être des poulets. En plus de leur offrir un lieu ombragé, les arbres les protègent des éventuels prédateurs venant du ciel.

*En vente dans les grandes surfaces

Pays d'Ovalie