La chaîne de responsabilité d’un déchet débute avec le consommateurcitoyen.
C’est lui en effet qui décide qu’un « objet » ne lui sert plus
à rien et qu’il devient ainsi « quelque chose » d’inutile pour lui. Ce
déchet entame alors un long parcours passant par sa collecte, son tri
selon le cas, jusqu’au stade ultime de sa valorisation (par recyclage,
compostage, production d’énergie). Et cette étape doit devenir la norme
car tout ce qui n’est pas recyclé est forcément enfoui ou incinéré. Cela
a un impact pour la planète et pour notre porte-monnaie. Présentation
des différents acteurs qui interviennent tout au long de cette chaîne.
La collecte
L’affaire de tous
Deux communautés d’agglomération
(Val de Garonne Agglomération
et Communauté d’Agglomération
du Grand Villeneuvois),
6 communautés de communes
(Communautés de communes
Fumel Vallée du Lot, des Bastides
en Haut-Agenais Périgord, du
Pays de Lauzun, des Coteaux et
Landes de Gascogne, de Lot et
Tolzac et du Pays de Duras) et un
syndicat mixte de collecte (Smictom
Lot-Garonne-Baïse) adhérent
à ValOrizon et organisent la
collecte des déchets ménagers et
assimilés.
Ces collectivités mettent en place
des dispositifs de tri adaptés aux
différents types de déchets et
aux différentes configurations
de leur territoire pour les ordures
ménagères, la collecte sélective
(emballages et papiers), le verre,
les déchets de cuisine et de
tables.
La collecte se fait en porte à porte
et/ou dans les points d’apport
volontaire. Pour les tout-venants,
les végétaux et les autres déchets
dangereux ou encombrants,
des déchetteries sont à
disposition des habitants et des
professionnels (sous certaines
conditions).
Elles confient le tri et le
traitement de ces déchets
à ValOrizon en vue d’une
séparation plus fine et d’une
valorisation.
L’Agglomération d’Agen (non
adhérente à ValOrizon) collecte
elle-même ses déchets. Elle
achemine la collecte sélective des
emballages ménagers recyclables
sur le centre de tri de ValOrizon (à
Damazan) et incinère ses ordures
ménagères via son incinérateur
situé au Passage d’Agen.
Ces collectivités financent
leurs différents services via la
Taxe d'enlèvement des ordures
ménagères - TEOM (sauf la
Communauté de communes
Bastides en Haut Agenais
Périgord) qui fait partie de la taxe
foncière. Calculée en fonction de
la valeur locative du logement,
cette taxe est totalement
indépendante de la quantité de
déchets produite par le foyer.
D'ici 2026, l’assiette de calcul de
cette taxe sera revue par la quasitotalité
des collectivités du Lot-et-Garonne pour introduire une part
variable dite «incitative».
À ce jour, la Communauté de
communes Bastides en Haut
Agenais Périgord est la seule
collectivité à avoir mis en place
cette nouvelle tarification
déchets. La généralisation à
l’ensemble du Lot-et-Garonne
devrait permettre d’améliorer
significativement le tri et
la valorisation à tra vers un
détournement des ordures
ménagères résiduelles vers les
autres filières.
La mise en place de cette nouvelle
tarification déchets ne permettra
pas de réduire les coûts mais bien
d’en maîtriser l’augmentation !
Elle incite :
• les collectivités à optimiser
leurs services et à répartir
les coûts différemment entre
les producteurs de déchets
(ménages et non ménages).
• les habitants à changer leurs
habitudes de consommation et
les gestes quotidiens : sans un
« tri à la source », pas de « valorisation
» possible !
À la source
Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas…
Les habitants peuvent
contribuer à réduire la quantité
de déchets à traiter :
• par leurs choix de
consommation en évitant
par exemple le gaspillage
alimentaire et le suremballage,
• en favorisant le réemploi
(seconde main, don…),
• en triant leurs emballages :
papiers/carton, verre,
plastique, acier…
• en déposant leurs objets non
utilisés en ressourcerie,
• en déposant leurs objets
encombrants et dangereux en
déchetterie,
• en compostant les déchets
biodégradables (déchets de
cuisine et de jardin).
Le mot de Ludovic Biasotto