Mathilde Bourdon est une jeune femme de 25 ans très dynamique et « non craintive ». Sapeur-pompier volontaire à Monflanquin, elle affronte le danger sans se poser (trop) de questions inutiles. « Le Covid-19… Je n’y ai pas pensé plus que ça. Nous avons du matériel adapté et des protocoles. Tous les jours, le matériel est également désinfecté. Donc, je me sens entièrement en sécurité. » Et puis, elle avoue que les risques font partie de ce métier. Au cours, des deux mois écoulés, elle a prêté main forte à la caserne de Monflanquin. « J’ai renforcé l’effectif et je suis bien évidemment allée sur le terrain car les urgences diverses sont toujours d’actualité. » Il y a ceux qui tombent d’une échelle, ceux qui se blessent en tondant, les bricoleurs maladroits… Même s’il y avait moins de voitures qui circulaient, il y a eu des accidents de la route. Et lorsque c’était « calme », elle faisait du télétravail pour son employeur le… Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). « J’ai pu utiliser les ordinateurs de la caserne pour avancer sur mes dossiers et une fois par semaine, je me rendais à Agen en présentiel. » Elle a ainsi mis à jour les demandes de stages et de formations de ses collègues pompiers puisqu’elle travaille au service formation. Polyvalente et boulimique de travail, elle est aussi formatrice au sein de la cellule engagement citoyen intégrant plusieurs jeunes en service civique. « Cela signifie que j’interviens auprès du grand public, des enfants ou des jeunes pour les initier aux gestes qui sauvent, les sensibiliser aux dangers domestiques… » Avec le confinement, toutes ces activités ont été interrompues, alors cela lui a laissé le temps de penser à l’après.
Indispensables
Même pas peur

