DES MILLIERS DE CHIENS, CHATONS ET CHATS RECUEILLIS CHAQUE ANNÉE EN LOT-ET-GARONNE
Une quarantaine de personnes, toutes représentantes des associations et refuges de protection animale en Lotet- Garonne, ont répondu à l’invitation de Patricia Gava, présidente de l’association Synergie animale 47, elle-même très engagée pour cette cause. C’est donc à l’Hôtel du Département que s’engagent les échanges avec la présidente Sophie Borderie, aux côtés du sénateur Michel Masset, très attentif aux questions législatives et réglementaires sur le sujet, et de la conseillère départementale Vanessa Dalliès.
« D’abord réussir à faire appliquer la loi »
Après un tour de présentation donnant d’emblée un aperçu de la diversité de l’engagement bénévole pour le bien-être animal sur notre territoire, les participants entrent très vite dans le vif du sujet : la question de la loi et de son application. La discussion s’oriente rapidement vers les obligations légales insuffisamment respectées : traçabilité, stérilisation, conditions d’accueil et de détention, vente/ don… Les intervenants mettent unanimement l’accent sur la nécessité de mieux faire respecter les droits et devoirs au sein d’une chaîne de responsabilité où chacun a son rôle à jouer.
« Le reflet de notre société »
L’augmentation des abandons et maltraitances est un fait. Les associations et refuges en témoignent. Les exemples ne manquent pas, malheureusement. Un chiffre est posé, celui de 400 animaux par refuge sauvés au cours de l’année écoulée. « C’est le reflet de notre société », résume une intervenante. Dans ce contexte, les structures dépeignent la dureté de leur charge et la difficulté pour certains bénévoles à faire face à des situations dont l’impact psychologique n’est pas anodin. Pour autant, la motivation est là, l’enthousiasme intact, car les moments de satisfaction et de bonheur sont bien là, à l’image des deux bébés chats discrètement nourris au biberon à l’issue de la réunion.
« La nécessité de l’entraide et de la solidarité »
En guise de conclusion, forcément provisoire, Patricia Gava réaffirme la nécessité de fédérer les acteurs engagés pour le bienêtre animal. Après une discussion sans filtre, reflétant la détermination des représentants des structures, toutes et tous ont convenu en effet que cette réunion était un pas important pour faire avancer la cause. Les liens sont créés, de nouvelles voies d’entraide se sont dessinées et des idées d’actions de sensibilisation ont émergé. Au moment de remercier les participants, Sophie Borderie ne manque pas de réaffirmer la vocation du Département comme « collectivité du lien », avec la certitude que ce rendez-vous en appelle d’autres.
Conclusion
La rencontre aura permis de dresser un état des lieux partagé des enjeux liés à la cause animale, un sujet parfois sous-estimé mais qui, de fait, en dit long sur notre rapport au vivant. Le sénateur Michel Masset en sera ressorti avec la conviction que les problématiques décrites méritaient d’être remontées nationalement et de nourrir les travaux de nos parlementaires. De son côté, la présidente Sophie Borderie s’est dite prête à accompagner et relayer les initiatives de ce réseau dont l’objectif est de sensibiliser au bien-être animal et diffuser les bonnes pratiques auprès des différents intervenants. Un chiffre

