Eglise Notre–Dame de Sérignac–sur–Garonne
Un clocher qui ne laisse pas indifférent
Sérignac fait partie de ces paroisses dont la cure est confiée aux moines clunisiens, réputés pour leur piété autant que pour leurs compétences d'administrateurs. Sur place, ils laisseront leur marque dans l'architecture de l'église, dont ils ont entrepris la reconstruction et l'agrandissement. Elle se démarque par la structure originale de son clocher du XVIe siècle. Il est constitué d’un clocher tors à base octogonale, qui donne à l’église son caractère particulier. Selon la légende : Endommagé et reconstruit en 1814, il est détruit par la foudre en 1921 puis reconstruit à l'identique en 1989. L'église Notre-Dame abrite quatre cloches, dont l’une, la plus ancienne, date de 1553 et pèse 1 100 kg. Découvrez Sérignac vue du ciel
Clunisien malgré tout
Prieuré Notre-Dame de Moirax
L'église de Moirax est au cœur d'un monastère qui connut bien des vicissitudes au cours de sa longue histoire clunisienne. Elle fut donnée à l'abbaye bourguignonne - à 530 km d'elle - en 1049, année durant laquelle le jeune Hugues de Semur en devint le 6e abbé. Quelques décennies plus tard, intime des souverains de Castille et de León, il participe à la Reconquista, en Espagne. Moirax est à mi-chemin, sur celui qui mènera à Saint-Jacques de Compostelle. L’histoire de l’église est grandement liée à celle de cette partie d'Europe, entre deux guerres, entre pèlerinage, commerce et politique. L’ancienne église prieurale garde une silhouette originale avec sa coupole conique en écaille sur le chœur et son clocheton à toiture débordante rajouté à la fin XIXe siècle sur le mur occidental. La décoration sculptée de l’église est un autre de ses attraits. Sa centaine de chapiteaux présente une grande variété d’aspect : chapiteaux aux décors simples de feuilles et de stries, frisant l’abstraction ; chapiteaux historiés, maladroits et presque naïfs, et chapiteaux animaliers, au bestiaire dominé par la figure du lion. Présentation du prieuré de Moirax
Prieuré Saint–Pierre–de–Cazaux à Laplume
Des ruines envoutantes
L'église Saint-Pierre de Cazaux, édifice roman reconstruit à la période gothique, offre des ruines majestueuses et imposantes qui se dressent sur un promontoire à 1,5 km du bourg de Laplume. Elle s'ordonne en un plan assez simple et traditionnel. Sa largeur est de 12 mètres et sa nef est longue de 22 mètres. Nef et chœur sont séparés par un arc triomphal. Le bas-relief du portail de la façade romane porte la roue symbolique, classée au titre des objets mobiliers par les Monuments historiques le 1er juin 1910. La roue est divisée en 8 quartiers par des rayons. Chaque portion comporte une lettre sculptée, qui une fois assemblées forment la formule Pax Vobis (la paix soit avec vous). Une autre curiosité réside dans les 11 fenêtres de l'église, basses, situées seulement à 5 mètres du sol. D'une grande simplicité, elles forment à l'extérieur un jour étroit et rectangulaire rendant impossible l'implantation de vitraux et ne laissant que peu entrer la lumière.
Un héritage prégnant
Prieuré Saint-Martin de Layrac
En Gascogne du nord, le prieuré clunisien de Layrac se développe à la fois sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle - promus et développés par Cluny - et dans une région qui, au XVIe siècle, devient une terre protestante très active. Son histoire, riche, dense et mouvementée, a laissé des témoignages architecturaux d'un grand intérêt : une ancienne église prieurale des XIe-XIIIe siècles, des bâtiments conventuels dont la construction remonte au XIe siècle, l'église Saint-Amans (qui relevait du prieuré), des XIe-XIIIe siècles, le moulin du Gers, appartenant aussi aux moines... Son portail majestueux signale l'entrée de cet édifice bâti autour d'une nef à vaisseau unique d'une largeur étonnante. C’est un chef-d’oeuvre de l’art roman. Des vestiges de mosaïques sont encore visibles dans le pavement. Elles illustrent la scène biblique de Samson terrassant le lion. De nombreux chapiteaux sculptés ornent les piliers. Le chœur est coiffé d'une coupole de dix mètres de diamètre et une ample abside percée de neuf fenêtres clôt le sanctuaire.




