Enfants de Garonne, ils sont nés à Marmande, mais
ont grandi à Aiguillon et surtout à Port-Sainte-Marie.
Ludovic et Zoran Boukherma ont découvert le théâtre
grâce à leurs parents. Ils sont ensuite devenus
réalisateurs de films !
Portrait
C’est sur les planches du théâtre
de Port-Sainte-Marie que Ludovic
et Zoran Boukherma font leurs
premiers pas avant de passer leur bac
avec option théâtre au lycée George-
Sand de Nérac. « Nous faisions 8 heures
de théâtre par semaine autour d’oeuvres
classiques et contemporaines, entourés
de professeurs qui nous ont beaucoup
aidés. On vivait un rêve de gosse », se
rappellent les deux frères.
Ludovic tourne et réalise son 1er
court-métrage à Nérac avec un
caméscope, et son logiciel de montage
gravé sur CD-rom. Au même moment,
Zoran écrit son 1er scénario, en anglais,
qu’il fait lire à ses professeurs. « Lors du
conseil de classe en terminale, j’hésitais
entre une fac d’Anglais pour devenir
professeur et des études de cinéma.
Tous les professeurs m’ont encouragé à
tenter ma chance dans le 7e art, cela m’a
beaucoup motivé », ajoute Zoran.
Passionnés de cinéma depuis leur
enfance, les jumeaux partent pour Paris
et s’inscrivent en fac d’Anglais tout en
poursuivant en parallèle la réalisation
de courts-métrages. Un an après leur
arrivée, l’école de cinéma fondée par Luc
Besson ouvre ses portes en proposant,
sur concours, une formation gratuite.
Une opportunité que saisit alors Zoran.
« Nous sommes issus d’un milieu
modeste et n’avions pas les moyens
de suivre des cours privés. Je me suis
retrouvé sur les tournages
de films comme Mala
Vita, avec Robert de Niro,
ou Lucy ! Sans cette école, nous n’aurions
probablement pas pu nous lancer. »
Durant ces années d’apprentissage, ils
ont pu affiner leur style de réalisation
fortement inspiré de leur Lot-et-Garonne
natal. « On a quitté le département, mais
tout nous y ramène. Nos films parlent de
territoires ruraux, des classes populaires
de notre enfance », résument Ludovic et
Zoran Boukherma qui, après avoir réalisé
deux films dans le sud-ouest, espèrent
un jour tourner un long-métrage ici.
Leurs enfants après eux