Décryptage

Protéger pour aider à grandir

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UNE BOUSSOLE INDISPENSABLE


Responsable de la protection de l’enfance, le Département s’appuie sur le SDPPE (Schéma de prévention et de protection de l’enfance) pour mener à bien sa mission. Durant les cinq prochaines années (2026-2030), ce schéma sera sa boussole pour déployer une série de mesures sur l’ensemble du territoire. Au programme : 29 actions et 4 axes d’intervention (les parents, le parcours du jeune, l’autonomie et le pouvoir d’agir, les métiers et les pratiques). Ces actions s’appuient sur les compétences des agents départementaux, sur celles des partenaires et sur l’expérience des jeunes de l’Ase (Aide sociale à l’enfance). Intervenir le plus tôt possible pour prévenir les difficultés, aider les enfants à grandir en sécurité, valoriser leurs compétences, les soutenir dans leurs choix, féliciter leur réussite, les rendre autonomes et acteurs de leurs parcours, voilà quelques-unes des missions du Département.

ÊTRE PARENTS, C'EST RÉPONDRE AUX BESOINS DE L'ENFANT


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Objectif : soutenir le développement des compétences parentales pour plus de prévention.

Devenir parent est un long processus qui débute dès la grossesse, un moment clé pour le développement de l’enfant. Le Département via la PMI (Protection maternelle et infantile) est là pour soutenir les futurs parents et détecter les risques. Son intervention, en partenariat avec l’Éducation nationale, des médecins généralistes ou des pédiatres, se poursuit avec des visites médicales obligatoires à 3 / 4 ans et 6 ans dans les écoles. Il sera particulièrement attentif au suivi des préconisations faites lors du BSEM (Bilan de santé en école maternelle). Et puisque tout parent peut avoir besoin de répit pour traverser une crise (familiale, financière…), un relai parental de 8 places va être créé. De même, l’Assistance éducative en milieu ouvert renforcée avec hébergement (AEMO-RH) va être développée.

LE PARCOURS DU JEUNE


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Objectif : garantir un accompagnement global, sécurisé et continu, du premier accueil à la sortie de l’ASE.

Détecter un enfant en danger est primordial. Pour cela, le Département s’appuie sur la Crip (Cellule départementale de recueil des informations préoccupantes). S’il y a prise en charge (plus ou moins longue), elle doit tenir compte de l’histoire des jeunes pour construire avec eux leurs parcours de vie, scolaire, de santé, affectif… Évaluer leurs besoins, centraliser les informations, trouver et préparer leur arrivée dans un nouveau lieu d’accueil, coordonner les suivis (santé, scolaire), désigner des référents, les impliquer dans les décisions qui les concernent… voilà la ligne directrice des cinq prochaines années.

L'AUTONOMIE ET LE POUVOIR D'AGIR


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Objectif : créer les conditions de l’émancipation.

Accompagner les jeunes jusqu’à leur majorité et au-delà, c’est leur permettre de gérer le quotidien, de faire du sport, d’avoir des loisirs... Ces activités sont essentielles à la santé et au bien-être. Les aider à grandir pour devenir autonomes consiste aussi à les informer sur l’offre de logements et de formations en vue de leur insertion sociale et professionnelle. Et puisque ce sont les jeunes qui parlent le mieux de leurs besoins, une commission départementale d’accès à l’autonomie des jeunes majeurs a été mise en place le 2 avril et un comité des jeunes majeurs verra bientôt le jour. Côté affectif, ils ont besoin de stabilité et d’ancrage. D'où la création d’un réseau favorisant des liens durables.

LES MÉTIERS ET LES PRATIQUES


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Objectif : améliorer les conditions de travail et la qualité de l’accompagnement.

Les métiers de la prévention et de la protection de l’enfance attirent moins. Il est donc nécessaire de les rendre attractifs, à commencer par celui d’assistant familial ; l’accueil familial étant la première solution de placement en Lot-et-Garonne. Autre défi : former les professionnels. Le sujet de la santé mentale sera décrypté avec les jeunes et les professionnels. Et comme l’union fait la force, un réseau favorisant le partage de pratiques sera créé pour renforcer la coopération, améliorer la lisibilité des dispositifs et sécuriser le parcours des enfants. Tous les acteurs impliqués doivent travailler de concert pour le bien-être des jeunes. Garantir un service de qualité passe aussi par de nouveaux partenariats.

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