Ça se passe chez nous

Portrait

Les frères Mourcel

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© Patrick Robert/M6

Les Casteljalousains Pierre-Louis et Arnaud Mourcel, 26 et 25 ans, ont participé à la 14e édition du jeu de M6 Pékin Express lancée le 23 février. Les deux frères ont formé l’un des huit binômes sélectionnés parmi 40 000 candidats.

Ils connaissaient le jeu depuis longtemps et avaient réellement envie d’y participer. « On voyage en profondeur dans les pays, on a la chance de découvrir de nouvelles cultures et c’est avant tout une aventure humaine », expliquent-ils. Vogue la galère donc, advienne que pourra, les voyages forment la jeunesse ! Ils se sont dit : « On verra bien où l’aventure nous conduira. » Ce qu’ils ignoraient c’est que le Covid-19 allait compliquer leur périple. Après une première étape en mars 2020 en Ouganda, le tournage est arrêté. « On y a vécu une aventure extraordinaire. Pas facile de trouver une habitation pour passer la nuit. Nous avons eu la chance de pouvoir s’immerger chez un habitant. Les locaux sont prêts à se sacrifier pour nous offrir le meilleur accueil possible. C’est touchant sachant que certains n’ont pas de voiture et doivent marcher 10 km pour pouvoir faire des courses... »

Finalement le tournage reprend en septembre, mais la « prod » a revu le tracé, le limitant à l’Europe. Ils repartent depuis la Grèce pour finir en Turquie, la finale se déroulant à Istanbul. Sac à dos et un euro en poche par jour, les deux frères reprennent donc la route avec notamment la peur de contracter le virus, motif irrémédiable d’élimination. Ils doivent faire face à des situations exceptionnelles comme négocier longuement avec les autorités locales pour être reçus, embarquer dans des voitures de locaux doublement méfiants en raison de la crise sanitaire, et de la même façon obtenir le gîte et le repas chez l’habitant. « Dans une vie, ce genre d’expérience ne se réalise qu’une fois. On s’attendait à une rude épreuve, mais à ce point, pas du tout. » Le principe de l’émission est connu : aller d’un point A à un point B. « Être endurant est un fait, mais pas un gage de réussite. Il y a une part de chance. Perdre le moins de temps possible signifie par exemple tomber sur l’automobiliste qui comprend ta destination ! » Ces sportifs pratiquant le tennis et le basket avec leur père avouent ne pas s’être réellement préparés. Ils se souviennent « avoir acheté un tee-shirt pour l’aventure le jour du départ, sans connaître la destination finale et être dans l’avion ! »

Ils voulaient de l’aventure, ils en ont eu avec ce « Pékin » totalement inédit, improbable, avec ses surprises et rebondissements. Ils sont revenus « enchantés mais fatigués physiquement » ! Des liens très forts ont été tissés avec les autres candidats. « C’est une aventure à faire au moins une fois dans sa vie, c’est vraiment extraordinaire de pouvoir s’immerger ainsi. »

Pas un mot sur les 100 000 euros à la clé ! Mais, était-ce la priorité de l’engagement ? Une fois revenus en France, direction chez les grands-parents pour manger un magret-frites bien évidemment.