C’est une femme des années 80, pleine de charme, de simplicité et d’audace. Loin du cliché « bête à concours », elle étonne par sa douceur, sa maîtrise totale de soi, sa politesse, son savoir‑être et son savoir‑faire. Un parcours sans faute !
Dolce vita ? Pas exactement. Julie a énormément travaillé depuis ce jour fatidique de ses 16 ans où son grand‑père ouvre une bouteille de vin de son année de naissance. Déjà séduite par les arômes, elle rêvait d’une carrière dans les parfums. Mais, le verre aux lèvres, sa vie bascule. Elle quitte le cursus classique pour une formation en sommellerie enchaînant BEP, concours divers, voyages d’études, emplois à l’étranger, Dublin où se fixe son cœur. L’Irlande qu’elle représentera en Argentine.
« Une belle expérience, un évènement d’exception, un rêve éveillé, des dégustations magiques dont je n’ai pas assez profité car 100 % concentrée », confie‑t‑elle. Le concours, c’est aussi 15 mois de préparation avec un travail intense pour potasser l’écrit sur le vin, la vigne, l’œnologie, la géographie des vignobles mais aussi le thé, les eaux minérales, les cigares, le chocolat. Sans oublier la préparation pour les dégustations à l’aveugle : blanc, rouge, spiritueux, cidre, bière, saké... et le service ! Au‑delà du résultat, elle est fière d’illustrer la féminisation de la profession de sommelier et dédie sa médaille aux quatre autres femmes qualifiées pour ces mondiaux.
Julie a regagné l’Irlande, retrouvé Paul, son mari et Mary O’Callaghan, ancienne présidente de la Guilde des sommeliers, qui l’ont coachée pour le concours. Elle pourrait bien se laisser tenter par le concours européen de mai 2017. Être la première femme à le décrocher semble être un beau challenge.
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