Fidèle a "ses" terres lot-et-garonnaises, c'est là qu'il souhaite remettre en jeu son titre de champion européen, avant ou après l'été.
Il n’a que 28 ans et se bat, depuis près de quinze ans, au propre comme au figuré. Ambitieux, il se sert, certes, de ses poings pour avancer, mais il s’appuie surtout sur l’espoir que ses parents ont mis en lui, sur son entourage et ses expériences. La boxe anglaise, sa passion, a fait de lui un champion et un homme qui entend tout mener de front et à fond. Selon lui, la boxe est « un sport exceptionnel d’intelligence, de stratégie, d’anticipation ». Il l’utilise pour mener une carrière inspirée de la boxe business anglo-saxonne et rattraper des années plus difficiles.
Il se dit d’ailleurs « entrepreneur » gérant sa carrière, ses placements, ses managers, ses entraîneurs, son staff, ses partenaires.
Il a commencé à Fumel, à 16 ans, abandonnant ses études pour ce sport de combat, s’inspirant alors de l’histoire de Jean-Claude Van Damme, asthmatique comme lui, qui a surpassé la maladie par le sport. Depuis, 36 combats et seulement deux défaites. Sa botte secrète : un mental d’acier. Jamais de KO grâce au sésame « toucher sans jamais être touché ». C’est ainsi qu’il s’est imposé à Barcelone en dominant son adversaire l’Espagnol Juli Giner, qui a finalement renoncé à l’appel de la 7e reprise, offrant ainsi le titre européen vacant des super-plume à un Samir « ivre de bonheur ».
Devenu « homme d’affaires », il n’en oublie pas pour autant qu’il a été un jeune de quartier. « La boxe a été et est toujours pour moi un ascenseur social. » Alors, il multiplie les interventions dans les écoles, auprès des jeunes en difficulté sociale ou malades et en tous lieux où il se sent utile.
« L’homme de la dernière minute », qui sait déstabiliser son adversaire est aujourd’hui classé 14e mondial.

