« C’est une très belle expérience ! La première fois que nous avons vu Vincent Lindon, il nous a dit « Moi, j’ai peur de faire le syndicaliste ». Ça m’a rassuré car je suis syndicaliste depuis 30 ans. C’est pour ça que j’ai participé au casting, pour parler aux gens des idées que je défends. J’ai découvert un métier, sa technicité. L’intérêt est aussi dans les coulisses, de voir la partie industrielle : le son, la lumière, les costumes… Maintenant, je ne regarde plus les films comme avant. Je suis le cheminement des caméras... J’étais comme un enfant ! Stéphane Brizé est très exigeant et a une idée bien précise de ce qu’il veut. Vincent Lindon est très attachant. On est pris par son interprétation. C’est très fort ! Et puis monter les marches à Cannes ! On n’est pas devant sa télévision, on est DANS la télé ! C’était extraordinaire. 80 photographes qui mitraillent, une salle de projection impressionnante. Du monde partout. Tout est démesuré. Et puis, tout le monde applaudit tout le long du générique de fin, et même après… Dans la foule, une dame agitait même un foulard rouge. Des moments inoubliables. Je suis encore sur un nuage. Que du bonheur ! ».
Ça bouge
Bruno Bourthol

