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Paris 2024

Le Lot-et-Garonne a brillé aux Jeux

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La Française Angèle Hug, vice-championne olympique de Kayak cross, avec le Paname de Rotomod. — Patrick Parage

Aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris, tous les yeux étaient rivés sur nos 3 sportifs, mais le Lot-et-Garonne a aussi brillé loin des caméras. Ses centres de préparation labellisés ont permis à des athlètes (délégations françaises et étrangères valides et para) de performer et de récolter des médailles. Ses assistants et partenaires d’entraînement ont préparé physiquement et mentalement les sportifs. Et ses bateaux ont prouvé qu’ils étaient les plus rapides !

Tour d'horizon


Le Paname de l’entreprise de Bon-Encontre Rotomod a décroché 2 médailles olympiques sur les épreuves de kayak cross : médaille d’argent de la Française Angèle Hug et médaille d’or de l’Australienne Noémie Fox. À ces deux podiums, il faut rajouter les 4e places de l’Allemande Elena Lilik et du Tchèque Lukas Rohan. Une belle réussite pour une 1re participation puisque ce sport faisait son entrée aux JO. Par ailleurs, 71 % des athlètes hommes et 59 % des athlètes femmes pagayaient sur le Paname ! Rotomod a aussi été choisie par le Comité d’organisation des Jeux olympiques (COJO) comme entreprise de référence sur place. Plusieurs athlètes ont alors pu bénéficier de cette assistance pour remettre en conformité leurs embarcations avant et après les épreuves.

L’agenaise Estelle Causse, membre de l’équipe de France de taekwondo, a donné de sa personne en tant que partenaire d'entraînement de deux championnes pendant les Jeux paralympiques, Djelika Diallo et Zakia Khudadadi. Pour leurs premiers Jeux, elles ont brillé sur les tatamis du Grand Palais, décrochant deux médailles historiques. Celle de Zakia est particulièrement émouvante : afghane ayant fui son pays, elle a concouru sous la bannière des réfugiés et a décroché la première médaille en para taekwondo de l’histoire de l’équipe des réfugiés. Aujourd'hui, elle espère obtenir la citoyenneté française et participer aux Jeux de Los Angeles sous le drapeau tricolore. Estelle, par son dévouement et sa disponibilité, a particulièrement bien préparé et soutenu les 2 athlètes qui ont atteint les sommets et réalisé leurs rêves olympiques.

Le Marmandais Francis Dandine (ancien joueur de Marmande et de Meilhan) a quant à lui été une des pièces maîtresses de la préparation de l’équipe de France de basket fauteuil lors des JO paralympiques. Il l’accompagne depuis 2019 en tant qu’assistant performance. « Être aux côtés de ces passionnés de sport a été une leçon de vie », affirme celui qui ne connaissait que le basket valide. Côté préparation en amont des Jeux, de nombreuses délégations avaient choisi la Base au Templesur- Lot labellisée « Centre de préparation aux Jeux ». La structure a accueilli pas moins de 10 équipes olympiques et 12 paralympiques soit plus de 300 athlètes et coachs de 8 nationalités (France, Angleterre, Allemagne, Belgique, Finlande, Nouvelle Zélande, Canada, Algérie) dans des sports tels que le basket 3x3, l’aviron, le canoëkayak, le judo et le basket fauteuil. 24 médailles ont été remportées par les sportifs passés par la Base : 7 en or, 4 en argent et 13 en bronze.

Les installations sportives d’Agen (piscine, stade municipal, terrain des archés de Boé) ont quant à elles accueilli les athlètes paralympiques d’Azerbaïdjan et d’Ouzbékistan. L’Ouzbékistan a décroché 10 médailles d’or, 9 en argent et 7 en bronze. L’Azerbaïdjan a décroché 4 médailles d’or, 2 en argent et 5 en bronze.

Du côté des juges et arbitres, le Lot-et-Garonne n’a pas été en reste, que ce soit lors des Jeux olympiques ou paralympiques. Les villeneuvois Nicole et Pierre Lassignardie ont officié durant un mois au Stade de France lors des épreuves d’athlétisme et para-athlétisme. Sur la même période, à l'Aréna Paris La Défense, Jean-Marc Landais, le président du comité de natation, était missionné aux bords et abords du bassin, théâtre des exploits de nos nageuses et nageurs. Lors des JO, Grégory Mauri, professeur des écoles de Villeneuve-sur-Lot, arbitrait les sessions de cyclisme sur piste au Vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Au même moment, Stacy Chomeau, la native de Marmande, jugeait la gymnastique artistique à l’Arena Bercy. En ce même lieu, quelques semaines plus tard, Emmanuel Brugière, le président du comité de basket, et Guillaume Dulhoste, co-président du Basket club Mézin Moncrabeau, étaient postés à la table de marque de plusieurs rencontres de basket fauteuil, dont celles de l’équipe de France. Enfin, en para-cyclisme, c’est Catherine Gastou qui œuvrait en tant que commissaire arbitre, au vélodrome national et lors des épreuves sur route. Une des rares femmes à ce poste ! Elle participait à ses 5es Olympiades.

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