Le point de vue de...
Christian Delbrel
Rapporteur de la commission de refondation des politiques publiques départementales
Dans quel état d’esprit se sont déroulés les travaux de la commission ?
Déjà, il faut rappeler que tous les groupes du Conseil départemental confondus (majorité, opposition et dynamique citoyenne) appelaient de leurs vœux cette commission. Nous nous sommes réunis à quatre reprises depuis le 13 novembre dernier, et chaque fois, l’état d’esprit fut bon, collectif, parfois critique mais toujours constructif.
J’ai personnellement ressenti, chez les dix membres de la commission, une volonté commune de faire bouger les lignes, de trouver des solutions, d’explorer, tous ensemble, toutes les pistes d’économies possibles, de faire avancer notre Département, loin des clivages politiques. À mon sens, cette commission porte en elle les germes d’une nouvelle gouvernance.
L’exercice n’était pas simple ! les premières pistes sont-elles encourageantes pour réussir à surmonter les difficultés budgétaires auxquelles est confronté le département ?
À l’impossible nul n’est tenu ! Compte tenu des baisses drastiques des dotations et de l’impact toujours plus lourd du social dans la balance budgétaire du Département, si on ne fait rien, notre épargne brute sera négative dès 2017. C’est le dépôt de bilan assuré ! Il faudrait économiser près de 26 millions d’euros, en deux ans, sur le fonctionnement.
Entre les dépenses obligatoires, celles obligatoires mais « arbitrables » et les facultatives, notre marge de manœuvre reste minime. La commission, de façon unanime, a mis en avant certaines mesures fortes. En tant que rapporteur, j’aurai l’honneur et le privilège de les présenter, le 8 février, à tous mes collègues lors d’une réunion de l’assemblée départementale.


