« Je ne compte plus les jours depuis le début de ce confinement. Je dois avouer que je suis passée par un peu toutes les phases, j’ai d’abord été en colère, (évidemment petite occidentale capricieuse à qui l’on retire sa liberté), puis la panique a pris le dessus pendant environ 10 jours, et si les enfants étaient porteurs sains et s’ils le développent et si c’est la forme grave et si et si et si... puis et venu le temps de ce que j’appelle la résilience ou l’acceptation et je dois dire que cette parenthèse me plaît. J’ai un peu honte de l’avouer mais je profite de mes enfants, de ma maison, mon jardin, je vis doucement au rythme de l’école à la maison et des premières fois de bébé. Je ne me sens en sécurité que chez moi, loin des autres... égoïsme, égocentrisme je ne sais pas... mais la peur n’est pas loin, il ne me tarde pas que cette bulle éclate, je les vois grandir, s’épanouir, se lier. Tout cet amour servira-t-il à combattre cet ennemi invisible et sournois, mon esprit s’égare... peut-être suis-je un peu trop con’finée. »
Avec leurs mots...

