Françoise Laffore, présidente
de l’association
EmmaVie, avait besoin de
6 082,80 € pour acheter un jeu
de l’oie géant et des lunettes de
perturbation pour la 2e édition
de la journée EmmaVie du 26
juin 2022. « Elles altèrent la
vue en reproduisant les effets
néfastes de l’alcool, des stupéfiants
ou encore de la fatigue.
Elles éveillent une véritable
prise de conscience des dangers
encourus lors de la conduite »,
explique-t-elle. Quant au jeu de
l’oie, il permet aux « joueurs » de
mettre en avant leurs connaissances
sur de nombreux thèmes
de la sécurité routière : signalétique,
distances de sécurité, code
de la route… L’objectif d’EmmaVie
est de « sensibiliser les jeunes
et les moins jeunes aux risques
routiers, de leur faire prendre
conscience que des choix
de comportements peuvent
augmenter les risques routiers
et avoir des conséquences
irrémédiables. Mais cette prise
de conscience doit se faire de
manière pédagogique et ludique.
Il faut que la journée EmmaVie
soit à l’image de ma fille, victime
d’un accident de la route en
2018, joyeuse. ». Alors aux côtés
des ateliers de sécurité routière
animés par de nombreuses
associations ou professionnels
de prévention routière tels que
les pompiers, la Croix-Rouge…
(gestes de 1ers secours, dangers
de l’utilisation de drogues, d’alcool
ou des téléphones portables,
etc.), il y a des ateliers sportifs
(hand, foot, volley, basket, rugby,
ping-pong…), de la musique et
des bandas.
L’association de jeunes Harpindjeun’s
a, quant à elle, pu acheter
du matériel de sonorisation
comme des cellules Ischell
(système de micros professionnels),
des pédales, des enceintes,
une table de mixage, des câbles…
« Nous voulons donner une nouvelle
image à la harpe. En effet,
cet instrument est associé aux
fées, au monde merveilleux, à
la douceur, à la musique classique.
Mais on peut aussi faire
de la musique moderne ! Avec ce
matériel, on fera de la musique
électrique », explique Marie-Lee
la trésorière de l’association.
Pour l’heure, ces jeunes musiciens
sont en phase d’expérimentation.
Ils équipent leurs
harpes et cherchent les bonnes
sonorités avant de penser à donner
des concerts.
La recyclerie* de l’association
vacances nature à Éclats fédère,
quant à elle, quasiment tout le
territoire villeréalais. « Le local de
100 m² sera aménagé dans un ancien
bâtiment. Pour le rénover et
l’aménager, il nous fallait 19 398 €.
Les travaux débuteront en
février et dureront 3 semaines »,
s’impatiente Stéphanie Amagat,
la directrice du projet Éclats. Les
objets en exposition à la recyclerie
sont nettoyés, remis en état,
relookés… « Ce sont des bénévoles
qui s’occupent de ces tâches. Cela
met en avant leurs compétences,
les valorise, rompt leur isolement
pour certains et crée de la solidarité.
Ils sont tous acteurs du projet.
Il n’y a pas de prix défini, seulement
une base un prix de départ.
La participation est libre. On pèse
seulement les objets qui partent
pour avoir une idée du poids de
produits qu’on a recyclés. »
D’autres projets issus du BPC2
sont déjà concrétisés ou en cours.
En misant sur ces actions citoyennes,
le Département investit
sur l’avenir et crée une dynamique
départementale.
* Ouverte les mardi et vendredi de
8 à 12 h.
Plus d'infos: www.initiativecitoyenne47.fr
3e Edition