Pôles de Santé
« Les Maisons de santé pluriprofessionnelles entrent dans une phase active, c’est‑à‑dire que certaines commencent à recevoir des patients », précise Joël Hocquelet, vice‑président du Conseil général en charge de la démographie médicale. D’ailleurs, d’ici 2 ans, les 15 aires de santé du département seront quasiment toutes en service. Cette méthodologie a attiré l’attention du Sénat qui recommande maintenant le découpage d’un territoire en aires de santé. Cette reconnaissance nationale incite le Conseil général à intensifier son action en 2014 via la Coddem (Commission départementale de la démographie médicale). « Les Lot‑et‑Garonnais doivent être soignés de la même manière que les patients des grandes agglomérations », poursuit l’élu. S’il est vrai que les départements ruraux sont encore boudés par les professionnels de la santé aux exigences bien particulières, l’organisation préconisée par le Coddem répond à leurs attentes. « Les jeunes médecins veulent travailler en groupe et en lien avec le secteur paramédical et les services sociaux », explique-t-il. Aussi, les MSP semblent être la solution car elles regroupent sur un même site de nombreux professionnels : kiné, dentiste, infirmière, médecin, association d’aide à domicile... Cela les incite à travailler au sein d’un réseau de complémentarité.
MSP des Coteaux et Landes de Gasconne
Hébergement des personnes âgées dépendantes
Offrir un hébergement décent aux personnes âgées dépendantes est l’une des priorités du Conseil général. Aussi le président Camani explique que le Département s’engage « à améliorer leurs conditions de vie à travers un programme de rénovation des Ehpad publics. Cette année, les opérations de modernisation des établissements du Mas‑d’Agenais et de Feugarolles seront financées à hauteur d’un million d’euros ». Ces travaux ont pour but de rendre les établissements plus fonctionnels pour les résidents mais aussi pour le personnel.
Les aînés lot‑et‑garonnais
« Aujourd’hui, les personnes qui intègrent les Ehpad sont plus âgées et plus dépendantes. C’est une conséquence de la politique de maintien à domicile. Elles quittent leur chez‑soi le plus tard possible, conformément à leur souhait. Le placement en structure spécialisée nécessite donc une adaptation des locaux à leur dépendance », explique Jean‑Luc Barbe, vice‑président en charge de l’Action sociale.
Ehpad du Mas‑d’Agenais