31 casernes de sapeurs-pompiers et le Centre départemental de traitement et de régulation des appels d’urgence (CTRAU) ont déjà été rénovés ou reconstruits depuis 2008. À terme, les 44 centres d’incendie de secours seront concernés.
Ces travaux entrent dans le cadre des
Programmes pluriannuels immobiliers,
dits PPI 1 et 2. Le montant global des
travaux s’élève à 24 millions d’euros. Le financement est assumé à part égales par le Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), le Conseil départemental et les communes couvertes par les casernes. Cet investissement conséquent témoigne de la priorité donnée à la sécurité et à la qualité des conditions de travail des sapeurs-pompiers en Lot-et-Garonne.
Made in 47
Un centre d’appel à double casquette
Le département est doté d’un Centre de traitement et de régulation des appels d’urgence (CTRAU 47). Il a la particularité de regrouper sur un même lieu le Centre de traitement de l’alerte (CTA) du Service départemental d’incendie et
de secours (Sdis 47) et le Centre de réception et de régulation des appels du Service d’aide médicale urgente (Samu 47). Les appels 15, 18 et 112 sont donc tous reçus par des opérateurs situés dans une salle opérationnelle commune
à Foulayronnes. Cela permet de gagner un temps précieux dans l’engagement des secours d’urgence : ambulances des sapeurs-pompiers, ambulances privées, médecins du Samu, médecins libéraux.
Perspectives
Service de proximité de qualité
Cette année, le Département a participé à
l’élaboration de la nouvelle convention tripartite
pluriannelle (2023-2025) des financeurs du Sdis
(Conseil départemental, association des maires de
Lot-et-Garonne, Sdis). Elle prendra notamment en compte la mise en œuvre du Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) préparé sous l’égide du Préfet et du Plan d’équipement pluriannuel. Objectifs : assurer un maillage complet et équitable du département afin d’assurer un service public de proximité et de qualité.
Quelques chiffres
23 000 interventions par an en moyenne
220 Sapeurs-pompiers professionnels
1 215 Sapeurs-pompiers volontaires
93 personnels du Service de santé et de secours médical (SSSM)
435 véhicules d’intervention
Les 103 : les Départements, une chance pour la France
251 900 sapeurs-pompiers en France, dont 41 800 professionnels et (17 %) et 197 100 volontaires (78 %), 13 000 militaires – sapeurs-pompiers de Paris et marins-pompiers de Marseille – qui relèvent du ministère de l’Intérieur (5 %). Mais aussi près de 30 000 jeunes sapeurs-pompiers (JSP).
67 Sdis sont majoritairement financés par les Départements.
Avec plus de 16,1 M€ de contributions, le Département est, de loin, le premier financeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Il s’agit de préserver la qualité du service, la performance des installations et d’offrir un cadre de travail agréable et confortable aux sapeurs-pompiers. 44 casernes maillent parfaitement le territoire, ce qui garantit des délais d’inter- vention inférieurs à 20 minutes. Le département dispose également de trois tours de guet (plus de 30 mètres de haut) postées dans les zones d’Houeillès, Casteljaloux et Réaup. Elles permettent de trianguler de façon à localiser le plus rapidement possible un départ de feu dans les
60 000 hectares de forêt des landes de Gascogne. Chaque tour est équipée de caméras qui observent les environs et relaient les informations au PC.
La protection des biens et des personnes est une des priorités
du Département de longue date.
La collectivité les a, depuis 2014, entièrement rénovées dans le cadre d’un bail emphytéotique. Elle a éga- lement poursuivi son action, dans un contexte de réorganisation des services de gendarmerie par l’État, pour garantir les emprunts de trois nouvelles casernes. C’est l’Office public départemental Habitalys qui est chargé de leur construction à Laplume, Tonneins et Fumel.