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Petites villes de demain

Un soutien sur-mesure

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© Dépt 47 - Xavier Chambelland

Les petites villes sont le lieu d’innovations et ont démontré, durant la crise sanitaire de la Covid-19, leur attractivité, leur capacité à inventer des modalités de vie et à créer des valeurs sociale et solidaire. Aussi, le programme « Petites villes de demain » a été lancé pour les aider à revitaliser et redynamiser leur bourg. La 1re convention de France de partenariat entre un Conseil départemental et la Banque des Territoires a été signée en Lot-et-Garonne le 29 janvier. Explications.

Aiguillon, Cancon, Casteljaloux, Castelmoron-sur-Lot, Castillonnès, Damazan, Duras, Fumel, Miramont-de-Guyenne, Monflanquin, Monsempron-Libos, Nérac, Port-Sainte-Marie, Sainte-Livrade-sur-Lot, Villeréal sont les 15 communes lot-et-garonnaises labellisées « Petites villes de demain » (PVD) par l’État. Elles ont été sélectionnées sur des critères démographiques et socio-économiques et pour leur fonction de « centralité » pour les territoires alentours en termes de service, de commerce, de santé…

Elles peuvent donc bénéficier des crédits du plan de relance de l’État. Une partie des 100 milliards d’euros de ce plan est en effet territorialisée et destinée à mille « petites centralités ». Cette enveloppe financera les études qu’elles mèneront pour redynamiser leur territoire. Pour le Lot-et-Garonne, elle s’élève à 510 000 € sur 6 ans. Cette somme est gérée par la Banque des Territoires qui cofinancera les diagnostics jusqu’à 50 %. Le Département intervient également à hauteur de 170 000 € par an dans le cadre de son dispositif Assistance technique 47 (AT 47 - lire ci-contre). Au total, quelque 255 000 € par an seront ainsi mobilisés sur la période 2021-2026. Le programme « Petites villes de demain » donne donc l’opportunité aux élus de construire un projet de revitalisation de leur commune. Projet qu’ils n’auraient pas pu envisager sans ce soutien financier.

Force est de constater que depuis plusieurs décennies, les centres-bourgs se vident de leurs commerces, de leurs services mais aussi de leurs habitants. Pourtant, une enquête Ifop d’avril 2019 avance que 81 % des Français « estiment que la vie à la campagne correspond au mode de vie idéal ». Depuis, la crise sanitaire est passée par là avec son lot de problèmes de transport dans les grandes villes, d’approvisionnement en produits… Alors, les yeux et les cœurs se sont tout naturellement tournés vers les villes rurales. Pour être à la hauteur de cet engouement, les PVD doivent se parer de leurs plus beaux atouts. Elles disposent de 18 mois pour faire un diagnostic de leur territoire et trouver des solutions en fonction des problèmes rencontrés et des besoins et attentes des habitants. Ces solutions peuvent être la construction de nouveaux équipements, la création de pistes cyclables, la réhabilitation de logements, le soutien aux commerces, la consolidation des services publics, la valorisation des qualités architecturales et patrimoniales du bourg… Les Petites villes de demain doivent améliorer les conditions et le cadre de vie des habitants actuels et futurs.

Assistance technique 47

Le Département partenaire des Petites villes de demain a un double rôle. Il fait l’intermédiaire de la Banque des Territoires (BDT) pour cofinancer les études d’ingénierie pour les territoires concernés. Il peut également porter les études nécessaires dans le cadre de son dispositif d’assistance technique AT 47, si la collectivité y est éligible. Dans ce cas, il prend en charge une partie de l’étude sur ses propres fonds en plus des crédits de la BDT.

Parole de Gisèle Rossat-Mignod - Directrice du réseau de la Banque des Territoires