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Mobilisation

Maintenir la pression sur l’État

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Pierre Camani © Th. Suire
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© Dépt. 47 – XC

La contractualisation, voulue par l’État pour encadrer ses relations avec les collectivités, ne peut être forcée. Il y a fort à craindre que l’affaire ne soit qu’un marché de dupes si l’État se contente d’imposer aux collectivités territoriales des contraintes qui se transforment en carcan sans donner suite à leurs principales revendications, à savoir le remboursement des allocations nationales de solidarité (Allocation personnalisée d’autonomie, Revenu de solidarité active, Prestation de compensation du handicap) que les Départements assument pour le compte de l’État, et l’élaboration d’un « plan Marshall pour la ruralité ». C’est pourquoi la mobilisation des territoires se poursuit.


En Lot-et-Garonne, cette mobilisation a pris corps dans la « Motion de solidarité avec le Conseil départemental pour la survie de la ruralité », soutenue par l’Amicale des Maires et l’Association des Maires Ruraux et adoptée à ce jour par plus de 250 communes et intercommunalités. Début mars, à la veille de la venue du Président de la République en Lot‑et‑Garonne, Pierre Camani, entouré de conseillers départementaux des trois groupes politiques et de représentants de l’Amicale des maires et de l’Association des maires ruraux, a symboliquement remis au Préfet le recueil de ces motions.


Lors de son entretien avec le Président de la République, Pierre Camani n’a pas manqué de rappeler la nécessité absolue d’apporter des réponses concrètes aux Départements ruraux pour enfin faire reculer les fractures territoriales dans notre pays. Emmanuel Macron a déjà eu l’occasion d’affirmer son intérêt pour la mise en oeuvre d’un « Plan Marshall pour la ruralité ». C’est sur ce document que le président Camani travaille actuellement au sein de l’Assemblée des Départements de France. Ce plan comprendra des mesures fortes permettant de renforcer l’attractivité économique en milieu rural, de développer l’emploi local, mais également d’améliorer la qualité de vie des habitants qui ont droit à la même attention de la part de l’État que ceux des espaces métropolitains.


Depuis, les Départements ont été rejoints dans leur combat par les autres collectivités territoriales. Aux côtés de Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des Départements de France, François Baroin et Hervé Morin, respectivement présidents de l’Association des Maires de France et des Régions de France, ont adressé un message commun au Gouvernement mi-avril. Les trois associations d’élus locaux se sont exprimées d’une seule et même voix pour dénoncer l’attitude recentralisatrice de l’État et le placement des budgets sous le contrôle préalable des préfets mais également pour alerter sur le risque de nouvelles réductions d’investissements et des services à la population.


D’ici 2022, les collectivités locales vont contribuer au désendettement de la France à hauteur de 50 milliards. La question de leurs capacités d’action mérite par conséquent d’être examinée avec la plus grande considération.