3 questions à Daniel Borie
Le Département a enclenché son Plan routes et déplacements du quotidien (PRDQ). De quoi s’agit-il ?
Après avoir concentré nos efforts sur le désenclavement du territoire et l’interconnexion des agglomérations via les axes principaux, chantiers auxquels nous avons consacré 130 millions d’euros, nous nous concentrons en effet désormais sur les routes du quotidien. Avec ce plan, notre intervention porte prioritairement sur le réseau secondaire avec une programmation qui dépasse les 200 M€ à l’horizon 2030.
Quelles sont vos priorités ?
D’abord, nous priorisons les axes empruntés tous les jours pour les trajets domicile-travail et les services de proximité. Il représente un linéaire de 1 655 km (sur 3 000 km) de routes soumises à un fort trafic et aux intempéries. La deuxième priorité, sur un territoire rural comme le nôtre, est de renforcer la sécurité par des aménagements ciblés. À titre d’exemple, 40 km d’écrans motos ont déjà été installés sur des points de dangerosité identifiés en lien étroit avec les associations de motards.
Et les mobilités douces ?
Le plan comprend justement un volet cyclable très ambitieux, prévoyant à terme un réseau de 700 km de pistes sécurisées [lire page 7]. Nous accompagnons ainsi les nouveaux usages. Les pratiques évoluent rapidement, et désormais le vélo n’est plus réservé qu’à la ville intra-muros. Nous devons aussi être à la hauteur de ce défi. Le PRDQ va dans le sens de l’histoire : éviter une fracture sociale et territoriale, accompagner la révolution des mobilités, développer l’attractivité du département. Le Lot-et-Garonne est sur la bonne voie ! Daniel Borie, Vice-président en charge de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de la mobilité.

