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Tout ce que prévoit notre budget malgré le contexte national

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DÉPT 47 - XAVIER CHAMBELLAND
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DÉPT 47 - XAVIER CHAMBELLAND
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Le budget 2025 du Département a été adopté le 21 mars dernier, dans un contexte inédit d’appel du gouvernement au « redressement des comptes publics de l’État ». Au-delà du constat largement partagé, notamment au fil des réunions publiques organisées par la collectivité, l’exercice était périlleux. Mais l’impératif d’équilibre budgétaire est bien atteint et répond à un objectif ultime : préserver l’essentiel pour les Lot-et-Garonnais.

Un budget équilibré sous contrainte pour 2025

Le Débat d’orientations budgétaires qui s’était tenu le 21 février posait clairement le cadre des contraintes imposées aux Départements en général et à celui de Lot-et-Garonne en particulier. Un consensus s’est même dégagé autour de ce constat, chacun·e ayant à l’esprit que, dans sa version initiale, le Projet de loi de finances (PLF) de l’État précipitait 85 % des Départements de France dans « une situation de quasi-faillite » dénoncée par le président de l’Assemblée des Départements de France François Sauvadet.

Si le combat mené par l’ensemble des Départements, avec le soutien du Sénat, a réduit la ponction imposée, celle-ci alourdit malgré tout la facture due par l’État au Lot-et-Garonne, portant l’effort total à 10 % du budget annuel de la collectivité.

Comme l’a souvent rappelé la présidente Sophie Borderie, répondre à cette injonction nécessitait dès lors de tendre vers une réduction de voilure du budget départemental de 52 millions d’euros.

Face à cette situation inédite dans toute l’histoire de la collectivité, la présidente et sa majorité ont choisi une méthode, celle de la transparence, en associant l’ensemble des élus de l’assemblée départementale de toute sensibilité politique lors de temps de travail préparatoires, et en organisant une série de 6 réunions publiques sur l’ensemble du territoire.

Le temps de l’explication et de l’échange

Ces rendez-vous ont mobilisé plus de 1 000 Lot-et-Garonnais. Dans les salles respectives de Lavardac, Marmande, Pont-du-Casse, Pailloles, Miramont-de-Guyenne et Trentels, beaucoup d’élus locaux et de responsables associatifs mais aussi de simples citoyens soucieux de mieux comprendre la situation et les contraintes du Département. Aussi, passée l’explication et le rappel de quelques fondamentaux, comme le fait que le Département ne lève plus d’impôt, aucune question n’a été éludée : « Quel est donc cet effet ciseaux (baisse de recettes et hausse de dépenses obligatoires) latent depuis des années et désormais structurel ? Comment allez-vous faire ? Quel secteur va être impacté ? », etc.

Du sur-mesure

Aux côtés de son premier vice-président Nicolas Lacombe et de son vice-président aux finances Christian Dézalos, Sophie Borderie a réaffirmé au cours de ces réunions ses priorités, points cardinaux de sa boussole pour sortir le Lot-et-Garonne de la tempête : les solidarités humaines, les solidarités territoriales, le pouvoir d’achat, la protection des biens et des personnes.

Cette orientation posée, la présidente a également exposé la méthode qu’elle avait demandé à son administration de traduire auprès des nombreux partenaires qui dépendent du soutien du Conseil départemental : des efforts partagés mais des efforts justes et qui créent les conditions d’une issue collective favorable.
Concrètement, il s’agit, dès le budget voté, que la situation de chaque acteur territorial qui sollicite l’aide du Département soit examinée à l’aune de critères objectifs : effet levier de l’aide départementale, trésorerie, impact de l’action soutenue notamment sur l’emploi et la formation de la jeunesse…
Quelques chiffres