Le diagnostic du Plan départemental de l’habitat réalisé en 2022 confirme la tendance déjà observée du vieillissement de la population lot-etgaronnaise et du faible niveau de ressources des seniors. Dans les années à venir, nous devons leur permettre de disposer de logements adaptés, encore trop rares dans l’offre actuelle. Christine Gonzato-Roques, vice-présidente en charge du Développement social, de l’Insertion et de l'Habitat
Développer le parc de logements partagés en Lot-et-Garonne, voilà l’ambition du Département et de treize communes (lire ci-dessous). Pour mener à bien ce projet, elles travaillent avec Agen Habitat et Habitalys, mais aussi avec des Centres communaux d’action sociale (CCAS), Soins 2000, l’Union nationale de l’aide, des soins, et des services aux domiciles (Una 47), Homnia, l’association Territoires des possibles et l’Association mutuelle d’aide par le travail (Amat 47). « L’habitat partagé apparaît comme une solution complémentaire à l’adaptation des domiciles des personnes âgées ou à l’accueil dans des résidences médicosociales. Véritable "chaînon manquant" du parcours résidentiel, cette nouvelle manière d’habiter concourt à diversifier l’habitat en Lotet- Garonne pour les séniors et les personnes porteuses de handicap. Aussi, le Département consacre une enveloppe de 1 million d’euros à la création d’un parc d’habitat partagé sur l’ensemble du territoire », se félicite Christine Gonzato- Roques, vice-présidente en charge du Développement social, de l’Insertion et de l’Habitat. Au final, 113 logements sortiront de terre pour répondre aux attentes et aux besoins des futurs locataires. Cet habitat aide notamment à lutter contre l’isolement des personnes âgées, leur permet de conserver leur autonomie et participe à la redynamisation des centres-bourgs. En effet, les logements doivent impérativement se trouver à proximité des commerces afin de faciliter les déplacements à pied. Un service médical et/ ou paramédical doit également être dans le secteur. Mais l’essence même de l’habitat partagé est la participation des futurs locataires à sa « construction ». Ils travaillent notamment avec le porteur de la vie sociale et partagée du projet (Una, CCAS, etc.). Ils élaborent collectivement les modalités d’usage de l’habitat notamment des espaces communs. Ils peuvent choisir ensemble les activités de convivialité (sportives, ludiques ou culturelles) à effectuer au sein ou à l’extérieur de l’habitat inclusif. Ils se saisissent aussi très rapidement de la question de la prévention de la perte d’autonomie. L’habitat et les temps collectifs proposés doivent évoluer en même temps que la situation et les souhaits des locataires. Pour l’heure, des réunions publiques sont organisées dans les communes accueillant des projets d’habitat partagé. Objectifs : rencontrer le public, présenter le projet, répondre aux questions et commencer à créer un groupe de personnes intéressées. L'avis de Christine Gonzato-Roques


