« Soudeur… ce métier est très recherché par les employeurs. Il nécessite énormément de patience pour en acquérir une certaine maîtrise. Il faut être agile, précis, concentré et coordonné avec le geste que l’on entreprend. Un métier formidable ! Il ne requiert pas de grand diplôme mais un savoir‑faire et il devient vite une passion ! », explique Dylan Alexandre.
À quinze ans, il commence une formation par alternance de chaudronnier. Deux ans plus tard, il décroche un CAP et prépare une mention complémentaire de soudeur au Centre de formation des apprentis de la Chambre de métiers d’Agen. En 2014, son professeur, Éric Sauzeau, le présente aux Olympiades des métiers régionales de Bordeaux : première médaille d’or. L’année d’après, il termine 4e aux championnats de France à Strasbourg. En 2016, nouvelle médaille d’or aux régionales. Et, l’année dernière, il devient vice-champion de France à seulement quatre petits points du premier qui est un peu plus âgé et détenteur de la médaille d’excellence aux finales européennes de Suède…
Un peu déçu que « ses efforts n’aient servi à rien », Dylan a pourtant la surprise un matin d’être appelé pour intégrer l’équipe de France des métiers qui compte 27 jeunes de tout l’Hexagone ! Aujourd’hui, il s’entraîne avec son coach Guillaume Masure à l’Institut de soudure du Havre pour préparer les championnats d’Europe à Budapest en septembre prochain. « Chacune des Olympiades me permet d’affiner ma maîtrise, de vivre une expérience humaine et professionnelle. Maintenant, je vais représenter avec fierté mon pays. Cela signifie des heures d’entraînement, d’énormes sacrifices, mais je ne lâche jamais rien pour mes parents qui me soutiennent tant. Le plus difficile a été de quitter Marmande pour intégrer GRTgaz* à Croissy Beaubourg, seule entreprise qui m’ait laissé le temps pour l’entraînement au lycée de Vinci à Bressuire. »
*Leader européen de transport de gaz
Son parcours
À la pointe
Savoir-faire
Quand la filière manuelle soude l'excellence

Dylan Alexandre a fait le pari d’une formation par alternance. Le jeune soudeur lot‑et‑garonnais enchaîne, aujourd’hui, à 21 ans, les concours et les remporte brillamment. Un exemple en or !

