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Les escape games : des jeux attractifs

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Le Musée des bastides à Monflanquin est le terrain de jeu de l’Escape Game, intitulé le 13e jeu et ouvert depuis le 1er octobre. Ici les animatrices du musée cherchent à résoudre une énigme…

Depuis le printemps, les Escape Games font fureur en Lot‑et‑Garonne. Contre‑pied des jeux virtuels sur smartphones ou consoles, ils proposent des jeux bien réels « grandeur nature ». S’il est difficile aujourd’hui de quantifier les retombées économiques de cette activité, il est certain qu’elles seront non négligeables en termes d’attractivité du département, de créations d’emplois, d’image de marque, de valorisation du savoir‑faire de nos entreprises.

Le Lot-et-Garonne n’échappe pas au succès des Escape Games. Sept salles sont déjà ouvertes et attirent de nombreux joueurs. Si toutes sont portées par des privés, celle de Monflanquin est issue d’une réflexion entre la mairie et l’office de tourisme.

Le 1er octobre, le 1er Escape Game public de Lot‑et‑Garonne a donc ouvert ses portes au Musée des bastides. Pour imaginer le scénario, la commune a notamment fait appel à Patrick Fraysse, maître de conférences à l’Université Toulouse 3, chercheur, spécialiste de la médiation du patrimoine médiéval et monflanquinois ! L’histoire du 13e jeu est ainsi basée sur des faits historiques réels. Le joueur est plongé dans une aventure historique inédite au cœur du Moyen Âge. Il est aussi accueilli par des comédiens locaux en costume dont Janouille, personnage incontournable joué par Jean Rocher. Mélanie Veron‑Durand et Anthony Cantayre, gérants du Flash Lazer à Villeneuve‑sur‑Lot, ont également ouvert leur première salle en octobre et ne comptent pas s’arrêter‑là. « Conçu, mis en scène et décoré par notre équipe, ce jeu a pour objectif de diversifier l’offre de divertissement proposée à nos clients. Si la clientèle actuelle gravite autour du Lot‑et‑Garonne, les amateurs d’Escape Games sortent de leur région pour découvrir de nouveaux lieux, car une fois l’énigme du jeu résolue, il perd de son intérêt. Nous espérons ainsi accueillir prochainement une clientèle de départements limitrophes. Et, nous travaillons déjà sur un nouveau scénario qui sera proposé dans une autre de nos salles. » Un afflux de joueurs qui devrait générer des emplois.

Même conclusion pour Chloé de Bastid’Escape à Miramont. « L’avantage de l’Escape Game est qu’il cible un très large public de 7/8 ans à 99 ans (famille, groupe d’amis, entreprise, touriste). Nous accueillons des Lot‑et‑Garonnais et des Périgourdins, mais aussi beaucoup de vacanciers venant de toute la France. Notre salle sur le thème du Moyen‑Âge et ses clins d’œil à l’histoire de Miramont‑de‑Guyenne leur permet de découvrir notre bastide de manière ludique. Si l’activité se développe bien, nous pourrions même envisager de créer un second emploi. »

Un partenariat se développe aussi entre porteurs de projets et entreprises locales. Gordon Thomson du trio Privacy Escape (avec Patrick Rattanasamay et Fabrice Banos) entend déjà, à partir de la maison‑mère à Boé, « essayer de franchiser ». Les projets se calqueront sans doute sur ceux des trois salles boétiennes et feront travailler les mêmes partenaires. « Nous avons réalisé la déco, les travaux, les scénarios et les énigmes des deux premières salles (Diamant de Leone et Bureau du voyageur). En revanche, les vidéos ont été tournées par des Lot‑et‑Garonnais, les salles ont été pensées par le plaquiste Marc Sénégas, et Kevin Barillet de Studio Kréactive a conçu les décors. » Ce jeu ludique et addictif devrait donc devenir un style de divertissement pérenne et ouvrir de nouveaux horizons économiques.

Un escape game, c'est quoi ? À vous de jouer...