Coralie, Mohammad, Grégoire : trois jeunes cuisiniers bien dans leur tête et motivés. Ils ont su réinventer avec brio les deux recettes imposées du concours « Un des meilleurs apprentis de France » : coquelets désossés farcis sauce émulsionnée estragon et mousse de pommes cuites caramélisées sur un lit de fruits au sirop vanillé.
3 profils différents
Pour Grégoire, « être cuisinier demande beaucoup de rigueur et l’amour du travail soigné ». Depuis deux ans, son maître d’apprentissage Éric Sentou de l’Escadron Volant à Nérac le forme avec rigueur aux différentes préparations des plats froids et chauds. Lui‑même finaliste à Paris en 1981, il considère comme une évidence de l’aider dans sa démarche. « Apprenti doué et volontaire, son succès ne m’étonne pas. L’apprentissage est un passage nécessaire pour tous les amoureux de la cuisine. Pouvoir transmettre mes connaissances et faire partager l’expérience acquise toutes ces années est pour moi un devoir. »
Pour Coralie, émissions culinaires à la télé et plats mijotés par maman furent le déclic. « Coralie, c’était un pari... Nous l’avons embauchée l’été 2014 pour un CAP en cuisine. Elle avait 15 ans et était timide. Un bon pressentiment avait inspiré notre choix. En deux années d’apprentissage, nous l’avons vue s’épanouir et s’investir. Dans ce métier «gagnant - gagnant », elle a compris le message : "Si tu donnes, on donne" », précise Amandine Duverneil du Prince Noir à Sérignac‑sur‑Garonne.
Pour le jeune Mohammad, le CFA est une seconde famille. Daniel Cauquil du restaurant éponyme à Agen, fort de trois médaillés en vingt ans, est plus qu’un formateur, peut‑être un ange gardien. « Il s’accroche, son dossier scolaire est élogieux et en cuisine, il en veut. Je suis là pour l’aider. »
Où se former ?