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Santé

Gagner du terrain sur les déserts médicaux

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Bonne ambiance à la Maison de santé pluriprofessionnelle de Monflanquin où l‘équipe médicale s‘est prêtée au jeu de la photo aux côtés de leur mascotte. La MSP accueille de nombreux professionnels : médecins, kinésithérapeutes, diététicien, dentiste, infirmier, psychologue, podologue...

L’accès à la santé sur tous les territoires est une attente forte et légitime de la population. Le Conseil départemental, en partenariat avec les services de l’État et les professionnels de santé, en a fait une priorité, en favorisant de nouveaux modes d’exercice médical et paramédical, plus adaptés aux besoins des patients et des médecins, particulièrement en milieu rural. La collectivité essaie ainsi d’infléchir une tendance lourde et, même si elle ne peut agir seule sur tous les leviers qui conditionnent l’installation des praticiens, ses actions produisent des résultats tangibles.

Le constat est limpide : depuis plus d’une décennie, les médecins généralistes délaissent les zones rurales pour s’installer dans les grandes villes et sur le littoral. Fini l’exercice de la médecine dans un cabinet isolé. Fini le médecin de campagne qui se déplace tôt le matin et tard le soir pour aller consulter des patients à des kilomètres à la ronde. Le Lot‑et‑Garonne n’échappant pas à ce constat, le Conseil départemental a pris à bras-le-corps le dossier de la démographie médicale dès 2009, en fédérant autour de lui les pouvoirs publics et les professionnels de la santé avec deux objectifs majeurs : renforcer l’attractivité du territoire auprès des jeunes médecins et adapter les conditions d’exercice aux pratiques contemporaines.


Les jeunes médecins séduits


Les résultats de cette politique concertée se font sentir, avec de jeunes médecins qui s’installent en Lot-et-Garonne en rejoignant les maisons de santé pluriprofessionnelles qui ont essaimé sur le territoire au cours des cinq dernières années. Ces structures, qui regroupent des professionnels médicaux, paramédicaux et médico‑sociaux, sont en effet plébiscitées car « le travail en groupe est plus sécurisant, on peut se remplacer les uns les autres », déclare David Mangaron, jeune médecin installé à Brax avec un camarade de sa promotion. Son épouse, qui a posé son stéthoscope dans un cabinet à Bruch, rejoindra la maison de santé de Port‑Sainte‑Marie dès son ouverture. « C’est d’ailleurs la promesse de pouvoir travailler en maison de santé qui a motivé ma venue en Lot-et-Garonne », poursuit Claire Mangaron.


Avec 13 maisons de santé déjà opérationnelles dans le département et 4 qui ouvriront leurs portes début 2017, la promesse de travailler en réseau séduit en effet les internes à l’heure du choix de leur futur lieu de travail. Pour faire pencher la balance en faveur de notre territoire, sa promotion et la valorisation de sa qualité de vie sont essentielles. Là aussi, les acteurs concernés ne relâchent pas leurs efforts pour vanter la destination Lot-et-Garonne, une terre où il fait bon vivre.


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