Naturellement 47

Directeur de ValOrizon

2 questions à Éric Marty

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 © ValOrizon

Où en est-on aujourd’hui sur la question des déchets en Lot-et-Garonne ?

Après une baisse des volumes de déchets ménagers résiduels jusqu’à une période récente, on observe aujourd’hui un effet de plateau. Or, l’équation est simple : si on veut maîtriser les coûts et éviter l’implantation d’un nouvel équipement de traitement, il nous faut réduire le volume de déchets résiduels. La fermeture du site de Nicole vient nous rappeler l’importance du sujet car il rend tout à coup visible ce que l’on ne voit plus ou ce que l’on refuse de voir : nos déchets finissent bien quelque part. S’ils ne sont pas valorisés, alors ils sont soit incinérés, soit enfouis. L’exercice des élus de ValOrizon a été de limiter au maximum le surcoût dans l’immédiat. Mais, si on ne fait rien, le problème va de nouveau se poser d’ici 2025. Et – à considérer même que ce soit souhaitable ou soutenable, au plan environnemental comme financier - personne ne veut d’un nouvel équipement de traitement des déchets à côté de chez soi.

Que faut-il faire pour réussir collectivement dans les 10 à 15 ans qui viennent ?

ValOrizon, en partenariat avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), affine actuellement son plan d’actions : agir sur la prévention avec les intercommunalités compétentes pour réduire la production de déchets ménagers, généraliser le tri à la source des biodéchets, étendre les consignes de tri à la totalité des emballages plastiques, orienter vers des filières de valorisation les déchets collectés en déchetterie et accompagner les communautés de communes dans la mise en place de la tarification incitative, une mesure qui a déjà fait ses preuves. Sans oublier tout le travail engagé par ValOrizon sur le recyclage et le réemploi. Dès 2022, le nouveau centre de tri s’installera sur l’Ecoparc économie circulaire que nous développons à Damazan. Réduire et mieux valoriser, c’est là tout l’enjeu des années à venir.