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Lutte contre les violences faites aux femmes

Ne rien lâcher !

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Le 8 mars 2020, 47 femmes impliquées dans la vie locale ont été reçues au Conseil départemental. © Dépt. 47 – Xavier Chambelland

903, c’est le nombre de plaintes déposées en Lot-et-Garonne auprès de la police et de la gendarmerie pour violence familiale en 2020. Un nombre en augmentation de 9 % par rapport à l’année précédente. Le mouvement #MeToo, largement connu depuis octobre 2017, a permis une libération de la parole et une prise de conscience sur ce sujet tabou des violences faites aux femmes. Depuis trois ans, les mesures prises et les actions mises en œuvre pour lutter contre ce fléau se développent en France, mais de grandes inégalités perdurent. En Lot-et-Garonne, la présidente du Conseil départemental a souhaité faire de cette lutte une grande cause départementale en 2021. Tour d’horizon de quelques initiatives lot-et-garonnaises.

Depuis les mouvements #MeToo ou #NousToutes, notamment car il y en a eu bien d’autres depuis fin 2017, la société s’est emparée de la question des violences sexuelles et sexistes faites aux femmes. Il s’agit bien évidemment des violences physiques et morales, mais aussi plus généralement de toutes les discriminations dont les femmes font l’objet : inégalité femmes-hommes (par exemple en matière salariale), sous-représentation à des postes importants… Stéréotypes et préjugés vont bon train. Tout le monde a un avis à donner, preuve que cette cause ne laisse pas indifférent. Certains s’offusquent que de tels sujets soit déballés en place publique, d’autres estiment que cette lutte est synonyme de libération de la femme. Même les mots employés changent. Cela peut être anecdotique, mais cela reflète bien une évolution des mentalités. L’édulcoré « Crime passionnel » n’est-il pas devenu un « féminicide » ? Depuis trois ans, les choses semblent donc bouger positivement, même si les avancées sont lentes. La société entière se rend compte que les violences faites aux femmes sont massives et réelles et qu’elles touchent toutes les catégories socio-professionnelles, toutes les régions (rurales et urbaines) et tous les âges. La jeune génération se sent bien évidemment concernée, car sensibilisée via les réseaux sociaux ou malheureusement (déjà) victime. Alors, elle s’implique. Les élues-élus juniors de la commission Valeurs de la République du Conseil départemental jeune de Lot-et-Garonne se sont par exemple emparés du sujet des discriminations.

La lutte contre les violences faites aux femmes et la promotion de l’égalité femmes/hommes font partie des priorités du Conseil départemental, garant des solidarités humaines. Il soutient depuis toujours les victimes qui sont accueillies et prises en charge par les travailleurs sociaux et les professionnels de santé départementaux. Autres domaines d’intervention : protection de l’enfance, accueil mère-enfant, soutien financier des associations entrant dans le dispositif de luttes contre les violences… Le 2e protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes 2017-2021 renforce également le partenariat entre les services de l’État et les différents acteurs impliqués dans l’accueil, le soin, l’accompagnement et le suivi des femmes victimes de violences. Il finance aussi le dispositif d’ISCG (Intervenante sociale en gendarmerie et police). Le protocole permet en plus de mettre en place de nombreuses actions comme la création de groupes de paroles, la formation des travailleurs sociaux, l’organisation de campagnes d’information et de sensibilisation… Le sujet est vaste et doit concerner tout le monde comme le fait remarquer Marylène Paillarès, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes/hommes et à la lutte contre les discriminations.

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