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La chaudronnerie-soudure au féminin

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La rentrée a eu lieu mais de nombreux postes en apprentissage restent à pourvoir. Pourtant, l’artisanat connaît les meilleurs taux d’accès à l’emploi. Charlotte Bataller, 22 ans, s’est orientée dans cette voie pour se former en chaudronnerie industrielle. Titulaire d’un CAP, elle effectue actuellement une mention complémentaire soudage. Objectif : obtenir une double reconnaissance afin d’accéder à un panel plus large de postes.

En ce début d’année scolaire, beaucoup de garçons et quelques filles font leur rentrée au Centre de formation des apprentis (CFA) de la Chambre de métiers et de l’artisanat d’Agen. Parmi eux, la très féminine Charlotte Bataller qui a choisi la formation de soudeur. Quelques années plus tôt, bac en poche, elle opte pour le droit. Inquiète des débouchés, elle s’interroge : pourquoi ne pas suivre les pas de son père, tourneur‑ajusteur ? La chaudronnerie, « autrefois réservée aux hommes quand les moyens technologiques en étaient absents », est finalement séduisante et pleine de facettes positives. CAP acquis, elle se perfectionne aujourd’hui en soudure pour avoir une base solide et très demandée. À 26 ans, si tout se passe bien, elle aura franchi tous les échelons et sera opérationnelle sur un créneau porteur. « La chaudronnerie est partout, de la machine à laver au frigidaire, des avions aux bateaux, des travaux publics à l’artisan. »


En formation chez Kirpy à Layrac, elle a été sacrée meilleure apprentie de France (médaille d’or départementale et d’argent au plan régional) et a reçu le premier prix « Femme et technologie » décerné par l’Union Française des Soroptimist. Elle va témoigner dans les écoles et se fait l’avocate de l’artisanat. « Une fille dans un groupe de garçons est facteur d’équilibre. Il faut seulement se débarrasser des préjugés et avoir de la volonté. L’artisan a de l’or dans les mains. »


Les femmes représentent, en chaudronnerie, un quart des effectifs.


Où se former?